1. Tu n'attaqueras point la personne ou son caractère, seulement l'argument.
2. Tu ne feras ni fausse représentation ni exagération de l'argument d'une personnne afin de le rendre plus facile à s'opposer.
3. Tu n'utiliseras aucun petit nombre afin de représenter l'ensemble.
4. Tu n'argumenteras point ta position en assumant la véracité de l'une de ses prémisses.
5. Tu n'argumenteras point que, parce qu'une chose est arrivée avant, elle en est la cause.
6. Tu ne réduiras point l'argument à seulement deux options.
7. Tu n'argumenteras point qu'à cause de notre ignorance, une affirmation doit nécessairement être vraie ou fausse.
8. Tu ne feras point porter le fardeau de la preuve à celui qui questionne l'affirmation.
9. Tu n'assumeras point que "ceci" fait suite à "cela" quand il n'y a aucun rapport logique entre eux.
10. Tu n'argumenteras point que, parce qu'une prémisse est populaire, elle doit être vraie.
Paraboles de Daneydzaus - Parables of Daneydzaus - Prelegetoj de Danejdzaŭso - ダネイヅァーウスの例え話
2014年6月3日火曜日
2013年5月14日火曜日
La démographie et les tueurs
Daneydzaus :
Plus on est de fous, plus on rit.
La chose s'applique très probablement à toute activité humaine (incluant les tueries); avant toute cause socio-économique, il faut regarder la densité de population. Si la densité de population explique assez bien la distribution, ça veut probablement dire qu'il n'y a pas d'autres causes. Si la densité de population explique mal, c'est là qu'il faut rechercher des causes socio-économiques.
Il faut noter aussi qu'un plus grand nombre de personnes égale une plus forte spécialisation qui, malheureusement, s'applique aussi aux crimes. Tu va avoir moins de meurtres à Chicoutimi qu'à Québec non seulement parce qu'il y a moins de monde, mais aussi parce que chaque personne est généralement un peu moins spécialisée.
En gros, regardons ça. Après ça, il faut regarder le niveau de bien-être général des gens. Finalement, si ça aussi n'explique rien, cause socio-économique probable.
Swec : C'est pas pour me fermer les yeux, mais je vois pas en quoi le socio-économique est un paramètre qui influe sur les tueries de masse. Voyons ça de l'autre côté: dans quelle mesure un tueur de masse est-il socio-économiquement justifié dans sa démarche, par rapport au degré d'insanité nécessaire pour passer à l'acte?
Mon hypothèse (parce que c'en est une!), c'est que le contexte socio-économique n'est qu'un bruit par rapport aux paramètres personnels d'un tueur de masse. Une implication plus grande que celle-ci, c'est en quelque sorte donner raison à ces actes-là. Est-ce que Marc Lépine était justifié dans sa démarche de tuer 14 filles voulant être ingénieures? Bien sûr que non! Est-ce qu'Anders Breivik était justifié de tuer 77 personnes en Norvège au nom d'une trop grande immigration? Bien sûr que non! Est-ce que le Québec est trop féministe? Est-ce que la Norvège admet trop d'immigrants? Les cas de ces meurtres de masse, selon moi, ne devraient même pas peser dans la balance des réponses à ces questions...
Daneydzaus :
Swec, c'est justement ce que j'ai écrit.
Avant de penser à quoi que ce soit d'autre, regarde la densité de population. Si la densité de population explique bien la chose, il n'y a aucun paramètre socio-économique qui influe. Cependant, le nombre de tueries est étrangement faible au Japon, malgré la plus forte densité de population. (Ils existent cependant, mais proportionellement en moins grand nombre.)
Si on suit mon raisonnement que je viens d'écrire plus haut, Tokyo devrait être le coeur des tueries de la planète. Non seulement la densité de population est plus élevée au Japon, Tokyo a 40 millions de personnes. Au cumul, on devrait presque voir une tuerie par jour au, à tout le moins, toutes les semaines. Or, évidemment, ce n'est pas le cas et ils sont très rares. (Au contraire, les tueries sont très nombreuses à Sao Paolo au Brésil, mais Sao Paolo, quoique fortement peuplée, est 4 fois plus petite que Tokyo... Encore plus pour dire qu'il y a quelque chose de plus que le simple dénombrement d'humains ou de densité de population.)
Alors il y a des causes qui ne sont pas reliées à la simple présence de plus d'humains. Il y a autre chose, mais quoi, c'est ça qu'il faut regarder. Ça ne déculpabilise pas la personne en soit : tu as commis un fucking crime en conscience de cause. Mais la présence et non-présence n'est pas simplement le fait d'avoir plus d'humains, et simplement en montrant le Japon comme exemple, on peut voir qu'il y a une cause non-reliée à la simple démographie numérique.
Maintenant, ça ne veut absolument pas dire qu'il y a trop de féminisme au Québec ou trop d'immigrants en Norvège; ce sont les raisons, les excuses du tueur. Rien à voir; on peut donner n'importe quelle justification à n'importe quel acte et un scientifique qui se respecte va se foutre des raisons du tueur. Il va se concentrer à regarder d'autres détails en posant une hypothèse et en analysant le résultat et, comme une société est extrêmement complexe, ça va prendre beaucoup d'hypothèses avant de trouver la bonne réponse.
(De la vraie science humaine, c'est méchamment compliqué... Malheureusement, rares sont les têtes scientifiques qu'on encourage à aller vers ces sciences; les praticiens actuels sont pour la plupart encore des scholastes, et on encourage cette scholastiques, ou bien chaque bonne tête, on l'envoie en physique ou en chimie. Normale alors qu'on a pas vraiment avancé dans le domaine de la compréhension de la société humaine.)
Plus on est de fous, plus on rit.
La chose s'applique très probablement à toute activité humaine (incluant les tueries); avant toute cause socio-économique, il faut regarder la densité de population. Si la densité de population explique assez bien la distribution, ça veut probablement dire qu'il n'y a pas d'autres causes. Si la densité de population explique mal, c'est là qu'il faut rechercher des causes socio-économiques.
Il faut noter aussi qu'un plus grand nombre de personnes égale une plus forte spécialisation qui, malheureusement, s'applique aussi aux crimes. Tu va avoir moins de meurtres à Chicoutimi qu'à Québec non seulement parce qu'il y a moins de monde, mais aussi parce que chaque personne est généralement un peu moins spécialisée.
En gros, regardons ça. Après ça, il faut regarder le niveau de bien-être général des gens. Finalement, si ça aussi n'explique rien, cause socio-économique probable.
Swec : C'est pas pour me fermer les yeux, mais je vois pas en quoi le socio-économique est un paramètre qui influe sur les tueries de masse. Voyons ça de l'autre côté: dans quelle mesure un tueur de masse est-il socio-économiquement justifié dans sa démarche, par rapport au degré d'insanité nécessaire pour passer à l'acte?
Mon hypothèse (parce que c'en est une!), c'est que le contexte socio-économique n'est qu'un bruit par rapport aux paramètres personnels d'un tueur de masse. Une implication plus grande que celle-ci, c'est en quelque sorte donner raison à ces actes-là. Est-ce que Marc Lépine était justifié dans sa démarche de tuer 14 filles voulant être ingénieures? Bien sûr que non! Est-ce qu'Anders Breivik était justifié de tuer 77 personnes en Norvège au nom d'une trop grande immigration? Bien sûr que non! Est-ce que le Québec est trop féministe? Est-ce que la Norvège admet trop d'immigrants? Les cas de ces meurtres de masse, selon moi, ne devraient même pas peser dans la balance des réponses à ces questions...
Daneydzaus :
Swec, c'est justement ce que j'ai écrit.
Avant de penser à quoi que ce soit d'autre, regarde la densité de population. Si la densité de population explique bien la chose, il n'y a aucun paramètre socio-économique qui influe. Cependant, le nombre de tueries est étrangement faible au Japon, malgré la plus forte densité de population. (Ils existent cependant, mais proportionellement en moins grand nombre.)
Si on suit mon raisonnement que je viens d'écrire plus haut, Tokyo devrait être le coeur des tueries de la planète. Non seulement la densité de population est plus élevée au Japon, Tokyo a 40 millions de personnes. Au cumul, on devrait presque voir une tuerie par jour au, à tout le moins, toutes les semaines. Or, évidemment, ce n'est pas le cas et ils sont très rares. (Au contraire, les tueries sont très nombreuses à Sao Paolo au Brésil, mais Sao Paolo, quoique fortement peuplée, est 4 fois plus petite que Tokyo... Encore plus pour dire qu'il y a quelque chose de plus que le simple dénombrement d'humains ou de densité de population.)
Alors il y a des causes qui ne sont pas reliées à la simple présence de plus d'humains. Il y a autre chose, mais quoi, c'est ça qu'il faut regarder. Ça ne déculpabilise pas la personne en soit : tu as commis un fucking crime en conscience de cause. Mais la présence et non-présence n'est pas simplement le fait d'avoir plus d'humains, et simplement en montrant le Japon comme exemple, on peut voir qu'il y a une cause non-reliée à la simple démographie numérique.
Maintenant, ça ne veut absolument pas dire qu'il y a trop de féminisme au Québec ou trop d'immigrants en Norvège; ce sont les raisons, les excuses du tueur. Rien à voir; on peut donner n'importe quelle justification à n'importe quel acte et un scientifique qui se respecte va se foutre des raisons du tueur. Il va se concentrer à regarder d'autres détails en posant une hypothèse et en analysant le résultat et, comme une société est extrêmement complexe, ça va prendre beaucoup d'hypothèses avant de trouver la bonne réponse.
(De la vraie science humaine, c'est méchamment compliqué... Malheureusement, rares sont les têtes scientifiques qu'on encourage à aller vers ces sciences; les praticiens actuels sont pour la plupart encore des scholastes, et on encourage cette scholastiques, ou bien chaque bonne tête, on l'envoie en physique ou en chimie. Normale alors qu'on a pas vraiment avancé dans le domaine de la compréhension de la société humaine.)
2013年4月27日土曜日
La simplicité de la science, et la vérité
C'est
ça, une théorie simple, en science. Pas une théorie où la description
est simpliste, mais une théorie où les éléments qui la compose sont au
plus petit nombre possible, sans enlever l'explicabilité. Le reste,
non-nécessaire, n'est que pure spéculation scholastique. Si on trouve
qu'on doit ajouter un X pour expliquer quelque chose (Enstein l'a fait
pour la gravité), il le faut et s'est tout. Mais le moins possible,
sinon. On peut rajouter de la belle fioriture (fluffiness), mais ça
n'ajoute absolument rien à l'explicabilité, et ça la complexifie dans
les faits.
Et une théorie réellement simple doit arriver à expliquer TOUT se qu'elle tente d'expliquer. Si elle n'y arrive pas, ce n'est pas la bonne théorie, il faut la changer. Notre guide, ce n'est pas le Soi, pour moi; c'est l'Univers. C'est notre plus fidèle allié pour comprendre. Mais la seule façon d'avancer dans l'Univers, c'est à tâtons (qqch que tu sembles avoir une peur monstre de) en y allant étape par étape, pour comprendre cet Univers. La vie ne s'est pas développée guidée vers l'humain; nous sommes le résultat d'un tel apprentissage, erratique et non-dirigée. Un simiesque a décidé de marcher un moment donné, et voilà que l'on arrive à qqch de singeux qui marche sur deux pattes (et qui n'est pas encore entièrement bien adatpé de toute façon, regarde les genoux des humains...)
À
moins que tu penses que le poisson qui a sorti de l'eau il y a 540
millions d'années à Miguasha savait parfaitement qu'il devait sortir de
l'eau; à ce moment-là abandonnons tout de suite, tout est pipé d'avance.
Ce
poisson est d'ailleurs mon arrière-(Xje-sais-pas-combien)-grand-parent.
Pas que je le traite de niaiseux, mais je ne pense pas qu'il savait
grand chose de ce qu'il faisait la première fois qu'il est sorti de
l'eau.
On
ne sait rien. Socrate ne savait rien. On ne sait rien, on ne fait que
tâter l'Univers, s'approchant du savoir, sans jamais y parvenir. Chacun
de nos pas est un beau moment d'apprentissage, et chaque mouvement est
une leçon de vie. Et en les accumulant, surtout sur les 540 millions
d'années depuis mon ancêtre, tu peux en acquérir de la connaissance.
Beaucoup, même à tâtons. Mais ce n'est pas random, chaque tâton raté a
causé la mort; alors seuls ceux qui ont suivi le bon tâton vive pour en
parler, et nous avons, en grande partie dans notre système nerveux entre
autres, un excellent guide que nos ancêtres ont construit à tâtons.
La
science n'a pas tort de faire comme elle fait, elle n'est pas le choix
si elle veut tentre vers le savoir plutôt que vers la croyance. On peut
croire n'importe quoi qui semble faire du sens après tout. Mais la
science tente de se rapprocher du vrai savoir, en testant ses croyances à
chaque pas, et se débarassant d'une croyance qui mène à une fausseté ou
qui ne sert à rien pour expliquer... Ce que l'on va atteindre n'est
peut-être pas la Vérité, mais on ne pourra pas le distinguer, parce
qu'elle expliquera tout.
La
Vérité est peut-être qu'après tout, un Univers a effectivement été créé
par le Dieu des Juifs il y a un peu plus de 5000 ans... Mais on
n'aurait rien, sinon la Bible, pour nous dire la vérité. Je préfère
encore me fier à l'Univers.
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