Daneydzaus : Ça restera un pays le fun à visiter.
Joraumirc : Surtout avec la face des locaux quand tu vas te mettre à parler.
Daneydzaus : Mais pour reprendre l'idée de ma collègue, ce n'est rien plus qu'une prostituée à ce point dans mon cas. Je vais profiter du pays, mais ça ne sera pas une relation à long terme.
Joraumirc : OUCH!
Daneydzaus : Elle disait que ma séparation actuelle que j'ai avec mon désir de rester ici est l'équivalent d'une rupture amoureuse profonde.
Ça veut dire que, si je quitte effectivememt le pays, je paie un peu pour entrer (billet d'avion) et un supplément pour avoir plus de fun (les dépenses au pays) mais après ça, c'est fini pu rien. Pas tellement plus.
Donc, en gros, l'équivalent en tout point d'une prostituée. Et c'est ce que tout pays qui vise le tourisme fait, après tout. Et c'est là le point qui m'inquiète le plus des pays actuellement. ILS VISENT ÇA! Ils n'ont rien de plus à proposer que de se prostituer.
Et après ça, ils osent interdire la prostitution?
Paraboles de Daneydzaus - Parables of Daneydzaus - Prelegetoj de Danejdzaŭso - ダネイヅァーウスの例え話
2014年6月30日月曜日
2014年6月16日月曜日
Du pays, de la nation
Salut Swec,
J'ai lu un petit article aujourd'hui sur une jeune femme de la nation Dakota (États-Unis) qui était outrée qu'une vedette porte une copie d'un signe régalien de sa nation pour apparaître sur la page couverture d'un magazine de mode. Passons le fait qu'elle soit outrée, puisque ça peut être discutable, mais je dirais qu'elle apporte bien quelques raisons qui sont très valables. C'est surtout à la fin de son commentaire que j'ai eu un flashback sur une question que tu m'as demandée il y a quelques semaines. "C'est quoi un pays?" Et la jeune femme, peu importe son opinion sur le signe régalien, m'a fait réussir à trouver, je pense, une réponse convenable à ta question.
Premièrement, disons tout de suite que le terme de pays est un terme qui est très vague, mais j'essaie de répondre dans le contexte de ta question. Et, à ce que je comprends, ta question sous-entend l'idée de "nation". Qu'est-ce que la nation? Cette femme Dakota que j'ai cité, a probablement trouvé la façon la plus simple de dire ce que ce n'est pas. Je la cite :
Je que je comprends de son opinion c'est que, pour elle, l'idée de nation n'a que peu de lien avec le sang. Elle ne va pas jusqu'à dire que ça n'a aucun lien, mais, moi, je vais faire le saut complet et dire que la notion de nation n'a aucun lien du tout avec le sang. Ce qu'elle écrit, avant tout, c'est que c'est surtout un statut de citoyenneté. Tu fais partie de la... communauté. C'est ici que j'ai eu mon flash. La nation, c'est la communauté. Ce sont les gens avec qui ont partage une part de notre existence pour ériger un groupe, la communauté. C'est ça, la nation.
Le problème avec cette réponse est qu'on déplace le problème. Pas tellement de nation à communauté, mais le fait qu'une communauté se définit par un partage d'existence. Il y a plusieurs niveaux de communauté. Chaque quartier de Montréal est un peu autonome, avec les quartiers formant des arrondissements, les arrondissements formant des municipalités, les municipalités formant la région métropolitaine de Montréal et... Montréal avec les autres régions métropolitaines du Québec formant aussi une communauté. Et le Québec, que certains le veuillent ou non, en forme une avec les autres provinces (et territoires) du Canada. En gros, la communauté n'est pas vraiment très bien définie. On peut dire qu'une communauté devrait partager une langue, mais les Acadiens ne sont clairement pas des Québécois.
Donc, la meilleure définition que je peux apporter, c'est qu'une nation est une communauté dont tous les membres s'auto-identifie clairement entre eux comme faisant partie de la même communauté, et que la situation géographique, sociale ou économique ne définit pas. C'est donc une communauté dont les membres partagent une même culture, culture qui s'identifie par ses lois (qui inclut les coutumes, des lois non-écrites mais que la communauté identifie). La langue et, surtout, son dialecte, est un élément qui permet d'identifier une nation, mais il faut regarder aussi tous les autres éléments culturels. Elle est là, ta nation. Et pour ton pays, c'est simplement le territoire qu'occupe cette nation.
J'ai lu un petit article aujourd'hui sur une jeune femme de la nation Dakota (États-Unis) qui était outrée qu'une vedette porte une copie d'un signe régalien de sa nation pour apparaître sur la page couverture d'un magazine de mode. Passons le fait qu'elle soit outrée, puisque ça peut être discutable, mais je dirais qu'elle apporte bien quelques raisons qui sont très valables. C'est surtout à la fin de son commentaire que j'ai eu un flashback sur une question que tu m'as demandée il y a quelques semaines. "C'est quoi un pays?" Et la jeune femme, peu importe son opinion sur le signe régalien, m'a fait réussir à trouver, je pense, une réponse convenable à ta question.
Premièrement, disons tout de suite que le terme de pays est un terme qui est très vague, mais j'essaie de répondre dans le contexte de ta question. Et, à ce que je comprends, ta question sous-entend l'idée de "nation". Qu'est-ce que la nation? Cette femme Dakota que j'ai cité, a probablement trouvé la façon la plus simple de dire ce que ce n'est pas. Je la cite :
This focus on ancestry reflects the United States’ policy of measuring our blood quantum as a way of reducing our numbers -- another pathway to eventual elimination of the indigenous population. The hope was that we would all eventually have too little “blood” to qualify for citizenship in our own nations and tribes would then disappear and no longer trouble U.S. with claims to the land.
It also demonstrates complete ignorance of our actual political status as citizens of our respective nations -- all 566 of them. These nations are still sovereign and exist within the borders of the United States. They still retain jurisdiction over their lands and the states within whose borders they lay have no jurisdiction over them or right to tax because our nations occupy a status higher than that of states. We are sovereign nations that persist within the United States and much of U.S. policy has been guided by an interest in masking that reality. Some of our nations issue passports that their citizens can travel with internationally.
So, being Native American means being a citizen of a nation that pre-existed the establishment of the United States. You either are one or you are not. There is no “part” citizen of the United States, is there?En supplément, elle propose une jolie photo, qui inclut des gens de sa nation, mais avec clairement du sang d'autres origines que Dakota, et écrit : "My son (far right) with cousins on the Yankton Sioux Reservation showing the racial diversity of modern Native American families."
Je que je comprends de son opinion c'est que, pour elle, l'idée de nation n'a que peu de lien avec le sang. Elle ne va pas jusqu'à dire que ça n'a aucun lien, mais, moi, je vais faire le saut complet et dire que la notion de nation n'a aucun lien du tout avec le sang. Ce qu'elle écrit, avant tout, c'est que c'est surtout un statut de citoyenneté. Tu fais partie de la... communauté. C'est ici que j'ai eu mon flash. La nation, c'est la communauté. Ce sont les gens avec qui ont partage une part de notre existence pour ériger un groupe, la communauté. C'est ça, la nation.
Le problème avec cette réponse est qu'on déplace le problème. Pas tellement de nation à communauté, mais le fait qu'une communauté se définit par un partage d'existence. Il y a plusieurs niveaux de communauté. Chaque quartier de Montréal est un peu autonome, avec les quartiers formant des arrondissements, les arrondissements formant des municipalités, les municipalités formant la région métropolitaine de Montréal et... Montréal avec les autres régions métropolitaines du Québec formant aussi une communauté. Et le Québec, que certains le veuillent ou non, en forme une avec les autres provinces (et territoires) du Canada. En gros, la communauté n'est pas vraiment très bien définie. On peut dire qu'une communauté devrait partager une langue, mais les Acadiens ne sont clairement pas des Québécois.
Donc, la meilleure définition que je peux apporter, c'est qu'une nation est une communauté dont tous les membres s'auto-identifie clairement entre eux comme faisant partie de la même communauté, et que la situation géographique, sociale ou économique ne définit pas. C'est donc une communauté dont les membres partagent une même culture, culture qui s'identifie par ses lois (qui inclut les coutumes, des lois non-écrites mais que la communauté identifie). La langue et, surtout, son dialecte, est un élément qui permet d'identifier une nation, mais il faut regarder aussi tous les autres éléments culturels. Elle est là, ta nation. Et pour ton pays, c'est simplement le territoire qu'occupe cette nation.
2014年6月12日木曜日
Métier d'hommes, métier de femmes
Daneydzaus : Métier d'hommes, métier de femmes; c'est que de la boulechite!
Pudineč Gij : Exact mais y a encore des dinosaures qui traite les femmes comme de la merde car ils pensent qu'on a pas notre place dans leurs métiers.
Daneydzaus : Je sais. Ils devraient disparaître. Comme les Dinosaures, et laissez les mieux adaptés (les Oiseaux) vivre.
Pudineč Gij : Tellement d'accord.
Pudineč Gij : Exact mais y a encore des dinosaures qui traite les femmes comme de la merde car ils pensent qu'on a pas notre place dans leurs métiers.
Daneydzaus : Je sais. Ils devraient disparaître. Comme les Dinosaures, et laissez les mieux adaptés (les Oiseaux) vivre.
Pudineč Gij : Tellement d'accord.
2013年9月20日金曜日
Pourquoi je veux quitter cette planète?
Pourquoi je veux quitter cette planète?
J'ai des amis, j'ai un relativement bon emploi et pourrais sans doute m'en trouver un meilleur par la suite, je suis en santé et en relative sécurité et j'arrive même à m'amuser. Ma vie va bien, mais votre planète est nulle, plate et, sincèremnt, invivable pour plus de la moirité de la population.
Que vous fassiez vos niaiseries entre vous ne me dérange pas; faites les cons autant que vous le voulez. Mais, être forcé d'endurer vos niaisages sans pouvoir même en sortir ne m'intéresse pas du tout. Cependant, vos sociétés et gouvernements occupent l'entière planète et il n'y a donc aucun endroit pour en sortir et essayer quelque chose de, peut-être, mieux.
Et oublions de vous réformer! Mais je ne veux pas de révolution non plus: vous avez le droit de vivre aussi stupidement que vous le désirez.
Mais je ne vous laisse aucun droit de me forcer à vos niaisages. Si vous voulez me forcer, vous aller me voir me battre. À chaque niaiserie, je vais vous le rappeler en pleine face. Au lieu de Socrate, vous m'aurez moi. Et si vous n'êtes pas contents de vous le faire dire, si vous faire dire en pleine face que vos sociétés, vos gouvernements et vos institutions sont de véritables farces, bring it on!
Je ne changerai pas parce vous n'êtes pas capable; j'ai tout autant le droit de vivre que vous. J'ai certainement le droit de critiquer chacune de vos niaiseries, d'autant plus que j'ose proposer d'autres façons de faire.
Et si, malgré tout, vous n'êtes pas contents, vous savez comment on a arrêté Socrate de faire le taon.
J'ai des amis, j'ai un relativement bon emploi et pourrais sans doute m'en trouver un meilleur par la suite, je suis en santé et en relative sécurité et j'arrive même à m'amuser. Ma vie va bien, mais votre planète est nulle, plate et, sincèremnt, invivable pour plus de la moirité de la population.
Que vous fassiez vos niaiseries entre vous ne me dérange pas; faites les cons autant que vous le voulez. Mais, être forcé d'endurer vos niaisages sans pouvoir même en sortir ne m'intéresse pas du tout. Cependant, vos sociétés et gouvernements occupent l'entière planète et il n'y a donc aucun endroit pour en sortir et essayer quelque chose de, peut-être, mieux.
Et oublions de vous réformer! Mais je ne veux pas de révolution non plus: vous avez le droit de vivre aussi stupidement que vous le désirez.
Mais je ne vous laisse aucun droit de me forcer à vos niaisages. Si vous voulez me forcer, vous aller me voir me battre. À chaque niaiserie, je vais vous le rappeler en pleine face. Au lieu de Socrate, vous m'aurez moi. Et si vous n'êtes pas contents de vous le faire dire, si vous faire dire en pleine face que vos sociétés, vos gouvernements et vos institutions sont de véritables farces, bring it on!
Je ne changerai pas parce vous n'êtes pas capable; j'ai tout autant le droit de vivre que vous. J'ai certainement le droit de critiquer chacune de vos niaiseries, d'autant plus que j'ose proposer d'autres façons de faire.
Et si, malgré tout, vous n'êtes pas contents, vous savez comment on a arrêté Socrate de faire le taon.
2013年9月11日水曜日
Les "signes ostentatoires"
Bien franchement, cet affaire sur les signes ostentatoires est la plus horrible. Que l'Assemblée Nationale commence par retirer son Crucifix. Si l'Assemblée Nationale n'est pas capable de faire ça, elle n'a aucun, mais aucun droit de toucher au reste.
De plus, je crois qu'il faudrait en fait que ce soit plus visible, que les gens puissent vraiment pouvoir afficher leurs croyances. Il faut du débat, et il faut de la franchise. De plus, ça aide à comprendre la diversité. J'ai l'intention d'avoir des enfants, et j'ai bien l'intention de les élever dans ma religion, aussi étrange puisse-t-elle être pour mes concitoyens. (Elle n'a pas de "signes ostentatoires" en soi, cependant, la religion elle-même est très critique. :P)
Mais d'un autre côté, j'espère que tout religieux qui porte un signe comprend aussi qu'il lance un message à son interlocuteur. Quand je déclare ouvertement que je suis Endajuéiste, je déclare en même temps que je considère que les Chrétiens, les Musulmans, les Hindous, les Sikhs, les Shintoistes, les Bouddhistes et autres membres d'autres religions sont dans l'erreur. Est-ce que le porteur sait quel message il envoie? Heureusement, il semble qu'une bonne part sont au courant, et une aussi large part sont prêts à accepter la même chose de la part des autres. Dans une société où il y a de la diversité, il faut accepter que la diversité puisse venir de toute part et de façons qui peuvent nous surprendre.
De plus, je crois qu'il faudrait en fait que ce soit plus visible, que les gens puissent vraiment pouvoir afficher leurs croyances. Il faut du débat, et il faut de la franchise. De plus, ça aide à comprendre la diversité. J'ai l'intention d'avoir des enfants, et j'ai bien l'intention de les élever dans ma religion, aussi étrange puisse-t-elle être pour mes concitoyens. (Elle n'a pas de "signes ostentatoires" en soi, cependant, la religion elle-même est très critique. :P)
Mais d'un autre côté, j'espère que tout religieux qui porte un signe comprend aussi qu'il lance un message à son interlocuteur. Quand je déclare ouvertement que je suis Endajuéiste, je déclare en même temps que je considère que les Chrétiens, les Musulmans, les Hindous, les Sikhs, les Shintoistes, les Bouddhistes et autres membres d'autres religions sont dans l'erreur. Est-ce que le porteur sait quel message il envoie? Heureusement, il semble qu'une bonne part sont au courant, et une aussi large part sont prêts à accepter la même chose de la part des autres. Dans une société où il y a de la diversité, il faut accepter que la diversité puisse venir de toute part et de façons qui peuvent nous surprendre.
2013年9月5日木曜日
La forêt et les arbres
Un
certain astronaute canadien disait que, du haut du ciel, il ne voyait
aucune frontière et que, pour ça, il ne voyait aucune bonne raison pour
l'indépendance du Québec. Alors pourquoi diable ne demande-t-il pas
l'admission du Canada aux États-Unis pour devenir 13 États de plus dans
ce gros pays?
Pour moi, il voyait la forêt, mais il était incapable de voir les arbres. Il était incapable de voir les différents milieux de vie qui existent, les différentes possibilités; il était incapable de voir la diversité du monde. Son argument, je le tourne joyeusement en dérision.
Pour moi, il voyait la forêt, mais il était incapable de voir les arbres. Il était incapable de voir les différents milieux de vie qui existent, les différentes possibilités; il était incapable de voir la diversité du monde. Son argument, je le tourne joyeusement en dérision.
2013年7月21日日曜日
Le coût inconnu d'apprendre une langue
Mipayc : Derniere? C'est pas possible!
Daneydzaus : Est-ce que tu sais à quel point combien c'est intense d'apprendre une
langue comme je le fais? Je ne veux pas que parler suédois; je veux
parler près du niveau du natif et, ça, ça prend de la job en masse.
Mipayc : Je le sais mais tes jeune, tas beaucoup d'ans pour apprendre plus de langues. Tu sais et je sais qu'il vaut la peine apprendre des langues en la facon que tas fait avec suedois et japonais et esperanto et anglais et francais haha! Tu vas apprendre une autre, j'en suis sure!
Daneydzaus : Il y a plein d'autres choses à apprendre. Je cite mon Dzusey :
"And let's not forget the opportunity costs: the money and time it takes to learn Arabic or Esperanto isn't available to do something else."
(Et n'oublions pas les coûts d'opportunité : l'argent et le temps passé à apprendre l'arabe ou l'espéranto n'est pas disponible pour faire quelque chose d'autre.)
En gros, je pourrais apprendre des tonnes de langues, mais le monde a autre chose à offrir aussi. Et mon Dzusey oublie l'aspect que pour maintenir un bon niveau de langue, il faut absolument rester en contact constant avec la langue.
(Je pense, par exemple, à mon anglais; j'étais techniquement natif jusqu'à l'âge de 6 ans, j'ai eu un bon 10 ans où mon anglais s'est dégradé; je me suis depuis repris en lisant le ZBB et autres forums anglais, mais c'est 10 ans où j'ai perdu beaucoup, et c'était ma langue maternelle!)
Avec 5 langues, le français, English, esperantlingvo, 日本語 et svenska, rester en contact avec ces 5 langues va être pénible!
Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le véritable coût d'apprendre une langue, je vous propose cette lecture (malheureusement, in English) provocatrice (qui va enrager tous les professeurs de langues). J'espère pouvoir offrir une traduction en français bientôt.
Des nouvelles du Kevex (Québec)!
Daneydzaus : Tout va bien au Québec (hormis l'horrible explosion)?
Notanelis : Oui et le gaz augmente pour les Vacances. Et les juifs et musulmans peuvent apporter leur lunch a la ronde et pas nous
Daneydzaus : La
première est un classique, les gens veulent toujours profiter d'une
manne relativement gratuite. (Une vague de vacanciers qui voyagent en
voiture : les prix de l'essence VONT augmenter.)
Notanelis : Effectivement
Daneydzaus : Le
seconde, j'ai passé un simple commentaire : discrimination. C'est une
des raisons pourquoi j'étais tanné du Canada. Au Japon, il n'y a pas
d'exceptions pour la religion, et si tu ne fais pas qqch à cause de ta
religion, c'est ta propre responsabilité, et j'ai l'intention
d'apprendre aux Japonais à garder cette attitude.
Notanelis : D 'après moi tu respecte le pays ou tu vis.
Daneydzaus :Techniquement, ils le font, considérant ce que Trudeau a mis dans sa charte des droits et libertés.
Un
de mes auteurs favoris, Mark Rosenfelder, a écrit ce bijou : "(...), we
sometimes hear for instance that some foreign belief system 'isn't just
a religion; it's a way of life.' So it is; but that is not on oddity of
foreigners, but of our own Anglo-Saxon interiorization of belief. A
religion is a way of life, and in describing belief systems below we
will come very close to describing entire cultures."
(Traduction : "(...), souvent, on entend par exemple qu'un certain système de croyance étranger n'est pas qu'une religion, c'est une façon de vivre. Et ce l'est; ce n'est pas un aspect bizarre des étrangers, mais l'intériorisation de la croyance chez les Anglo-Saxons. Une relgion est une façon de vivre et, en décrivant les systèmes de croyances plus bas, nous serons très près de décrire des cultures entières.")
Trudeau, et bon
nombe de personnes, incluant les Québécois, ont fait une grosse erreur
en incluant l'idée de "religion" dans la charte. En faisant ça, tu ne
protèges pas des opinions, mais une manière de vivre qui pourrait, à la
limite, contrevenir à d'autres lois non-constitutionnels.
Pour le dire simplement, le Canada et le Québec se sont mis dans la marde pour ça.
Pour le dire simplement, le Canada et le Québec se sont mis dans la marde pour ça.
Déjà, il y 2500 ans, l'importance de la Loi était comprise.
En réponse à cet article.
Et c'est pourquoi, même si je pourrais sans doute me faire des tonnes d'argent là-bas, je n'irai JAMAIS dans ce pays.
Comme Socrate disait à Criton, si tu trouves que les lois ont de
l'allure, tu y restes et, si tu trouves que les lois n'en on pas, tu
t'en vas. Ou tu n'y vas pas.
2013年6月19日水曜日
La grande différence entre discrimination et xénophobie
Concernant
beaucoup de gens au Japon, il y a dans la tête de bien des Japonais
l'idée que "discrimination" = "hair la personne du fait d'une différence
physiologique". En gros, ils mettent dans un même lot "discrimination"
et "xénophobie". Si tu ne hais pas, peu importe ce que tu fais ou pense, il n'y a pas de discrimination.
Il y a, évidemment, une relation indéniable entre les deux : un xénophobe va nécessairement faire de la discrimination puisqu'il va systématiquement détester ce qui est plus ou moins différent de lui. Mais tu n'as pas besoin de xénophobie pour faire de la discrimination. Faire de la discrimination, c'est de prendre un certain groupe et de le traiter différemment pour une certaine raison.
C'est ce que ce gars-là fait, et c'est la norme au Japon. Simplement hier soir (pour vous, ce matin), j'ai eu le plaisir d'être invité à quelque chose qui, normalement, est exclusivement pour des japonais natifs. C'est un cours pour apprendre aux Japonais comment guider les non-natifs dans la langue japonaise. J'ai été invité là tout simplement parce que le groupe de ma ville me considère carrément quasi-natif en langue japonaise et me veulent pour guider les non-natifs.
Les gens de mon propre groupe sont fortement au courant de mon niveau de japonais. Ils veulent d'ailleurs que je guide un cours de prononciation (l'ironie, concernant par quel programme je travaille au Japon) pour les jeunes adultes, en utilisant des chansons d'anime et en utilisant d'autres vidéos etc. On me parle exclusivement en japonais. S'il y a un mot que je ne comprends pas, je demande, et voilà, c'est fini. I am one of them, one of us.
Mais quand je suis arrivé au cours hier soir, j'ai causé (comme d'habitude) la commotion générale. Mais j'ai été rapidement intégré; c'était la première fois qu'ils avaient un non-Japonais dans la salle, mais ils ont bien vu que mon japonais était fortement natif. Mais en plein milieu du cours, un invité spécial est arrivé pour parler un peu de comment occuper les enfants d'adultes qui apprennent le japonais. Il me regardait et ce demandait bien si je comprenais le japonais. La professeure l'a remis à sa place assez rapidement : "il est pratiquement japonais, pas besoin de changer". Il n'a aucun intention de détester; il enseigne le japonais à des étrangers, mais en me voyant, il se posait toujours des questions. Mais à la fin de la soirée, et une bonne discussion, tout ça a complètement disparu. J'étais tout simplement un locuteur de japonais et il me posait toutes les questions qu'il voulait.
En gros, le gars n'est absolument pas capable de se rendre compte de ses bêtises parce qu'il ne connait pas la différence entre xénophobie et discrimination. Il y a de la xénophobie au Japon, mais très peu concernant les Européanides (je peux le dire avec une forte confiance, l'essentiel de la xénophobie est dirigée vers d'autres nationalités et apparences); au contraire, il y a une certaine jalousie.
Mais il y a énormément, ÉNORMÉMENT de discrimination, mais les Japonais ne s'en rendent essentiellement pas compte parce que personne n'est capable de leur expliquer que discrimination n'implique en rien le fait d'haïr les étrangers. J'ai choqué un paquet de gens simplement en disant que de saluer le premier blanc venu constamment en anglais, c'est de la discrimination, même si c'est pour de bonnes intention. L'enfer est pavé de bonnes intentions, comme on dit après tout.
Il y a, évidemment, une relation indéniable entre les deux : un xénophobe va nécessairement faire de la discrimination puisqu'il va systématiquement détester ce qui est plus ou moins différent de lui. Mais tu n'as pas besoin de xénophobie pour faire de la discrimination. Faire de la discrimination, c'est de prendre un certain groupe et de le traiter différemment pour une certaine raison.
C'est ce que ce gars-là fait, et c'est la norme au Japon. Simplement hier soir (pour vous, ce matin), j'ai eu le plaisir d'être invité à quelque chose qui, normalement, est exclusivement pour des japonais natifs. C'est un cours pour apprendre aux Japonais comment guider les non-natifs dans la langue japonaise. J'ai été invité là tout simplement parce que le groupe de ma ville me considère carrément quasi-natif en langue japonaise et me veulent pour guider les non-natifs.
Les gens de mon propre groupe sont fortement au courant de mon niveau de japonais. Ils veulent d'ailleurs que je guide un cours de prononciation (l'ironie, concernant par quel programme je travaille au Japon) pour les jeunes adultes, en utilisant des chansons d'anime et en utilisant d'autres vidéos etc. On me parle exclusivement en japonais. S'il y a un mot que je ne comprends pas, je demande, et voilà, c'est fini. I am one of them, one of us.
Mais quand je suis arrivé au cours hier soir, j'ai causé (comme d'habitude) la commotion générale. Mais j'ai été rapidement intégré; c'était la première fois qu'ils avaient un non-Japonais dans la salle, mais ils ont bien vu que mon japonais était fortement natif. Mais en plein milieu du cours, un invité spécial est arrivé pour parler un peu de comment occuper les enfants d'adultes qui apprennent le japonais. Il me regardait et ce demandait bien si je comprenais le japonais. La professeure l'a remis à sa place assez rapidement : "il est pratiquement japonais, pas besoin de changer". Il n'a aucun intention de détester; il enseigne le japonais à des étrangers, mais en me voyant, il se posait toujours des questions. Mais à la fin de la soirée, et une bonne discussion, tout ça a complètement disparu. J'étais tout simplement un locuteur de japonais et il me posait toutes les questions qu'il voulait.
En gros, le gars n'est absolument pas capable de se rendre compte de ses bêtises parce qu'il ne connait pas la différence entre xénophobie et discrimination. Il y a de la xénophobie au Japon, mais très peu concernant les Européanides (je peux le dire avec une forte confiance, l'essentiel de la xénophobie est dirigée vers d'autres nationalités et apparences); au contraire, il y a une certaine jalousie.
Mais il y a énormément, ÉNORMÉMENT de discrimination, mais les Japonais ne s'en rendent essentiellement pas compte parce que personne n'est capable de leur expliquer que discrimination n'implique en rien le fait d'haïr les étrangers. J'ai choqué un paquet de gens simplement en disant que de saluer le premier blanc venu constamment en anglais, c'est de la discrimination, même si c'est pour de bonnes intention. L'enfer est pavé de bonnes intentions, comme on dit après tout.
2013年6月10日月曜日
Intégration d'une personne dans une nouvelle culture
Mon collègue japonais dans le club international de la ville s'inquiétait de Musulmans et d'Hindous qui ne mangeaient pas de porc ou de boeuf, respectivement. Je lui ai répondu simplement ceci : Ils savent qu'ils sont au Japon, ils savent qu'il va y avoir de la telles viandes et ils savent que c'est leur propre choix s'ils ne mangent pas cette viande. Ils comprennent, et on a rien de plus à devoir leur faire. La seule chose que l'on a à faire, de notre côté (japonais), c'est de les prendre pour un japonais moyen, et s'ils ne font pas le japonais moyen, c'est leur problème, pas le nôtre.
En Europe et en Am. du Nord, on a trop peur de se faire prendre pour des racistes à faire ça. On les encourage à être périphériques.
C'est un gros problème dans ma ville ici. On me salue tout le temps en anglais; on me laisse à la périphérie.Ma ville pense que c'est en faisant comme ça qu'ils vont s'internationaliser.C'est exactement ce que le Québec a fait pendant des années, et ça l'a surtout isolé le Québecois moyen.
Le devoir de l'individu qui rentre dans un village, c'est de s'y conformer. S'il ne s'y conforme pas, tant pis. Il y a discrimination et racisme seulement si celui déjà dans le village va prendre le nouvel habitant toujours d'une manière différente.
En Europe et en Am. du Nord, on a trop peur de se faire prendre pour des racistes à faire ça. On les encourage à être périphériques.
C'est un gros problème dans ma ville ici. On me salue tout le temps en anglais; on me laisse à la périphérie.Ma ville pense que c'est en faisant comme ça qu'ils vont s'internationaliser.C'est exactement ce que le Québec a fait pendant des années, et ça l'a surtout isolé le Québecois moyen.
Le devoir de l'individu qui rentre dans un village, c'est de s'y conformer. S'il ne s'y conforme pas, tant pis. Il y a discrimination et racisme seulement si celui déjà dans le village va prendre le nouvel habitant toujours d'une manière différente.
2013年5月25日土曜日
L'ennemi de la réflexion...
La collectivité n'est pas un ennemi de la réflexion : ton cerveau ne fonctionne pas à une cellule. Mais elle devient un ennemi quand des parties de cette collectivité ne sont pas crédibles. Je ne peux pas réfléchir sur toutes les fonctions biologiques de mon corps humain, je laisse ça à des biologistes comme ta soeur. De la même façon, je réfléchis à des trucs que pas tout le monde a le temps de consacrer à... Résultat? Il faut que je fasse confiance. Mais ça prend du temps à ce faire, et un cancer (des gens qui détruisent cette confiance en ne faisant pas la bonne affaire) est si vite arrivé...
Ce qui est l'ennemi de la réflexion n'est donc pas cette communauté, mais cette impossibilité d'y faire confiance. Le cerveau humain a trouvé une belle façon pour contrecarrer cet effet dévastateur.
Chaque cellule est surveillée par un bon 150 cellules, et chacune de ces cellules le sont tout autant, et l'ensemble forme un réseau extrêmement complexe. Chaque cellule a pas grand chose à vérifier, mais chaque cellule est aussi vérifiée, faque elle est mieux de pas faire de la marde.
En gros, plus tu fais en sorte que tout le monde vérifie tout le monde, plus tu peux faire confiance; au final, tu sais que tu peux leur faire confiance, faque tu peux te consacrer à ta part des choses.
Ce qui est l'ennemi de la réflexion n'est donc pas cette communauté, mais cette impossibilité d'y faire confiance. Le cerveau humain a trouvé une belle façon pour contrecarrer cet effet dévastateur.
Chaque cellule est surveillée par un bon 150 cellules, et chacune de ces cellules le sont tout autant, et l'ensemble forme un réseau extrêmement complexe. Chaque cellule a pas grand chose à vérifier, mais chaque cellule est aussi vérifiée, faque elle est mieux de pas faire de la marde.
En gros, plus tu fais en sorte que tout le monde vérifie tout le monde, plus tu peux faire confiance; au final, tu sais que tu peux leur faire confiance, faque tu peux te consacrer à ta part des choses.
La ligne mince entre discriminer et intégrer : Réflexions sur le multiculturalisme
Swec :
Ce gars-là a probablement eu ses raisons de composer ce
texte-là. Franchement, je m'en fiche beaucoup.
Daneydzaus : Nan, il n'a pas de raisons. Premièrement, il ne sait pas comment fonctionne une culture vivante. Ni l'acquisition d'une langue. Il a un point, dans ce sens que le Québec devrait arrêter de mettre l'anglais comme langue seconde, mais son point est tellement détourné (arrêter les contacts avec les anglos) de ce qu'il faut faire que... pour moi c'est de la pure merde.
Swec : Ça résume ma position sur le sujet.
Daneydzaus : Et pour avoir une société qui accueille et intègre, il faut la rendre intéressante, dynamique et proactive, pas figée, stagnante et réactive, comme il le fait.
Et surtout, faire tout pour sentir que la personne, peu importe son background, même anglophone, puisse se sentir tout à fait chez lui, dans la seule mesure d'une maîtrise du français.
Swec : Les réactionnaires sont condamnés à se victimiser perpétuellement... c'est probablement ce que tout bon lobby québécois veut, après tout. Si le gouvernement est là pour défendre les faibles, il le force à le mettre de son côté.
Daneydzaus : J'ai pas besoin de me sentir en victime au Japon. Ces temps-ci, j'ai juste quelques personnes qui ne peuvent que me prendre pour un anglophone, ce que je ne suis pas, ou pour Mr. Gaijin, ce que je ne suis pas non plus.
Swec : À ta place, je trouverais le côté gaijin moins insultant...
Daneydzaus : Non. Je le trouve tout à fait insultant. C'est comme si je traitais constamment Caučircic d'outsider si elle décidait d'habiter au Québec.
Swec : Mais elle l'est. Elle n'a jamais admis ou voulu être québécoise.
Daneydzaus : À ce -là, c'est son choix, et elle a le droit. Si elle veut que je la salue en anglais, no prob non plus. Mais moi, j'ai fait un autre choix. J'ai décidé d'habiter au Japon, pour un instant, pas besoin de me faire saluer en anglais.
Swec : Les généralisations, c'est malheureux... Faudrait pas que tu le prennes personnel. À moins que ce ne soit répétitif et en conscience de cause (alors quoi, c'est du bulliying, rien de moins).
Daneydzaus : C'est répétitif, et fait par pas mal tous les Japonais.
Les seuls avec qui ça ne se passe pas, ce sont les Japonais avec qui j'ai réussi à changer cette mauvaise habitude. Et je leur dis simplement : est-ce que vous voulez que je reste? Oui? Alors traitez-moi comme quelqu'un qui habite ici, et pas quelqu'un qui est de passage.
Si je salue quelqu'un au Québec, ça va être en français à la base. Messemble que c'est normal.
À Toronto, ça va être en anglais, et ici, à Kurobe, en japonais.
Swec : Lol!
Daneydzaus : Si tu veux être international, la première étape est de faire sentir la personne qui vient chez vous pour y vivre comme étant "à la maison".
Mon ami Russuma, suédophone, je le traite comme un Québécois, et il aime ça au cube.
Ça le fait sentir super à l'aise.
Swec : La morale de cette histoire est que c'est toujours crucial de savoir à qui on s'adresse.
Daneydzaus : Pas tellement, un voyageur de passage au Japon va-t-il se sentir insulté de se faire saluer en japonais?
Swec : Non.
C'est normal: il est au Japon.
Daneydzaus : Justement.
Alors tu sais toujours à qui tu t'adresse; qqn qui est sur place.
T'as pas besoin de rien d'autre.
Swec : Dans ce contexte-là, oui. c'est plutôt l'effort du voyageur qui sera sollicité, dans le cas que tu soulignes.
Daneydzaus : 1. Combien de fois salutons-nous qqn sur la route? À peu près pas dans nos grosses villes.
2. Le voyageur sait qu'il n'est pas dans son pays; il va simplement dire qu'il parle pas la langue locale.
Swec : Un voyageur qui ne parle pas la langue d'où il va n'est, au plus, qu'un touriste.
Daneydzaus : Justement.
Faque t'as jamais vraiment à te poser des questions.
Swec : En temps normal.
Ya des gens qui sont mal intentionnés, ou mal informés...
Daneydzaus : Je sais, c'est pour ça que j'ai crissé mon camp du Canada. Le Québec m'énerve parce que une partie des Québécois n'accepte pas qu'une partie de sa population soit effectivement une communauté anglophone (mais celle-là, des fois, ne semble pas accepter non plus qu'elle est en situation minoritaire). Ailleurs au Canada, il y a pleins de truc sur comment le Québec devrait être bilingue et tout et tout et que la simple demande de pouvoir vivre tout simplement complètement en français dans une partie du territoire est une demande qui semble déraisonnable.
Si je ne suis pas capable d'avoir un milieu où je ne peux pas savoir comment saluer la personne sans l'insulter, je préfère aller dans un endroit où c'est plus clair.
Swec : Et donc, tu encourages les mouvements/comportements semblables au nationalisme?
Daneydzaus : J'encourage la diversité des milieux. J'adorerais que le West Island soit complètement anglophone, comme c'était dans le passé.
J'aurais aimé que Saint-Léonard devienne un quartier entièrement italien, ça aurait été drôle et le fun en même temps.
Swec : Je considère le nationalisme et la ghettoïsation comme une même chose, à différente échelle...
Daneydzaus : Pas si tu acceptes que n'importe qui peut y entrer et en sortir.
Swec : Voilà!!!
Ton honneur est sauf!
Daneydzaus : L'idée, ce n'est pas de mettre un mur face à l'immigration; au contraire : je veux encourager les gens à se déplacer selon leur goût. Mais je veux ça le plus large, le plus diversifié, mais aussi le plus clair possible.
Swec : Tu fais ça comment, justement? Tu élimines les frontières au nom d'une genre de "permis de voyager" limité à ta capacité d'intégration?
Daneydzaus : Non; c'est à l'interne : si tu veux qu'une communauté soit dynamique, il faut que sa culture (son style de vie, ce qui inclut la langue) soit utilisée à tous les niveaux, le plus largement possible.
Pas besoin de frontières; les gens s'assimilent assez bien quand dans la localité où ils sont ils savent que c'est comme X.
Swec : Je trouves bizarre le fait que tu mets la contrainte sur la communauté et que tu ASSUMES que le voyageur est intéressé à s'assimiler...
C'est probablement pour une raison personnelle...
Daneydzaus : 1. La communauté n'a pas de contraintes? Elle fait simplement utiliser sa culture locale. C'est une contrainte pour cette culture?
2. Je ne m'intéresse pas au voyageur; pas besoin de touristes dans ma ville; si ma ville est dynamique, elle va attirer les touristes sans que je les appelle. Tokyo n'a pas besoin de pub touristique.
Pas que je n'en veux pas, ils sont le bienvenus, mais ils ne sont pas une nécessité.
Je m'intéresse à celui qui veut venir habiter dans une culture qui est autre que celle de sa naissance.
Swec : ...et donc, pourquoi une ville comme Tokyo interpelle un gaijin en anglais? Ce doit être... culturel!
Intégrer une culture, c'est ÉNORME.
Daneydzaus : Je sais bâtard.
Je le fais.
Swec : Intégrer une culture, ça se fait à deux... l'individu et la collectivité.
Daneydzaus : En fait, Tokyo interprette le gaijin comme un voyageur constamment, il ne le pense pas comme un citoyen.
Swec : Parce que le gaijin ne reste jamais?
Daneydzaus : Non; parce qu'il n'a pas une face de japonais.
Swec : THERE!
Celui qui n'a pas une face de japonais n'est pas assimilé.
Daneydzaus : C'est un processus essentiellement raciste.
Swec : Et tes kids, qui vont venir d'une japonaise (dont je serai vert de jalousie, duh!)... vont-ils être assimilés?
Daneydzaus : Pour le moment, à voir comment ça va, non.
D'où mon hésitation à rester à perpétuité au Japon.
J'ai encore 4 ans pour changer ma ville
Swec : Pourtant, ils auront la langue, une partie du teint et des yeux en amandes. Qu'est-ce qui manquerait?
Daneydzaus : Ils ont un père non-Japonais, et ils vont avoir l'air half.
Swec : L'air half, c'est suffisant pour être stigmatisé?
Daneydzaus : Oui
Swec : Terrible.
Daneydzaus : Le Québec ne faisait pas mieux il n'y a pas longtemps : chaque étranger qu'on rencontrait, on saluait en anglais, et on lui disait ainsi de rentrer chez eux.
Pourquoi penses-tu que j'insiste autant à ce que mes petits culs de la maternelle m'adresse d'abord en japonais? Pour qu'ils perdent cette habitude raciste, aussi pleine de bonne volonté soit-elle.
Je m'en fous que les certains Japonais ne pensent pas que ce soit raciste, je n'ai pas à changer leur façon de penser; j'ai juste à leur dire en pleine face que ce l'est, si la seule chose qu'ils font pour saluer quelqu'un en anglais c'est de dire "face non-japonaise" = "salutation en anglais".
Swec : Ya donc une différence entre défendre sa culture et stigmatiser l'étranger. C'est pas trivial...
Daneydzaus : Oui
Quand je salue qqn au Québec français, je ne suis pas en train de le stigmatiser.
Swec : Corollaire: Montrer que l'étranger est le bienvenu, ça veut pas dire de faire la carpette...
Daneydzaus : Justement.
Il faut être rough avec lui, mais de la bonne façon, et aussi comprendre qu'il peut manquer quelque expérience.
Swec : De mon côté, avec ma réalité, je mets l'effort à faire sur le voyageur... toi, c'est l'opposé.
Daneydzaus : Pour s'internationaliser, il faut que la communauté elle-même soit prête à dire au nouvel arrivant comment ça fonctionne ici.
Swec : Maintenant, tu fais ça comment pour le Québec?
Daneydzaus : Saluer tout le monde en français.
C'est la première étape
Swec : Indeed. ça va de soi.
Daneydzaus : Mais ne pas avoir peur de ne pas savoir l'anglais, et de tenir boutique en français.
Swec : Le "bonjour, hi" montréalais me donnait de l'urticaire...
Daneydzaus : En gros, arrêter de penser qu'on est juste un petit groupe minoritaire. On est une culture, on a le droit de vivre dans notre langue, mais tout le monde peut y venir.
Swec : J'trouve ça bizarre que certains AIENT BESOIN de la dénomination de pays avant d'y penser...
Daneydzaus : Parce que l'Europe a donné cette image.
Une culture = un État
Swec : l'Europe n'a pourtant pas de pays vastes comme le Canada...
Daneydzaus : Non, mais le Canada se comporte comme un pays européen.
La notion de "culture canadienne" a été la plus grosse erreur du Trudeau; il pensait que son bilinguisme personnel pourrait facilement se transmettre à l'ensemble de son pays, le Canada. Does not work that way.
En gros, il voulait faire d'un pays où l'on saluerait "bonjour, hi" partout. N'importe quel twit linguiste sait que ça ne marche pas comme ça.
Swec : Surtout dans mon coin de pays actuel...
Daneydzaus : Je sais, Saint-Boni en FR, le reste en EN
Swec : L'Ouest canadien au complet (hormis StB) se fiche du français.
Daneydzaus : Je sais, et je suis heureux qu'ils le fassent, s'ils acceptent que la grosse majorité en fasse de même pour l'anglais au Québec.
Pas le cas, actuellement.
Swec : Bof... pour toute carpette, ya quelqu'un pour marcher dessus.
Daneydzaus : Je sais. Donc, je ne suis pas un ghettoisateur, comme Melipwes un jour m'avait traité, quand je parlais de faire un pays avec diverses communautés.
Juste qqn qui veut que des dizaines de communautés puissent vivre ensemble.
Et qu'on puisse facilement aller de l'un à l'autre, sans être gêné et à bras ouvert.
C'était ça, mon fucking rêve pour le Canada, à 18 ans, qui a été brisé.
Swec : Accepter la différence de l'autre. ça non plus, ce n'est pas trivial.
Daneydzaus : Bingo.
Swec : J'ai appris ça à 24 ans. J'ai trouvé ça tard longtemps, mais je réalise que certaines personnes meurent sans comprendre ce concept.
Daneydzaus : Moi, j'avais compris ça à 11 ans.
J't'un précoce. Comme je l'ai toujours été.
Trop précoce, peut-être.
Swec : Arrivé à Montréal, à 18 ans, j'voulais qu'on m'en montre, des différences... mais je n'étais pas prêt à les accepter. C'est venu beaucoup plus tard.
Daneydzaus : Moi, après avoir intégré le Québec en moi, j'avais compris le Canada : une multitude de cultures et de communautés; mais le Canada m'a rejeté à terme; ils ne veulent q'une communauté, généralement la leur.
Donc, à 11 ans, j'avais eu ça. 7 ans à paufiner; je confronte, et on me traite de grossier raciste pour ça.
Évidemment que je vais crisser mon camp.
Swec : Duh!
Daneydzaus : Je dirais que même toi, tu m'as traité de raciste pour la vision que j'avais.
Swec : Probablement.
Daneydzaus : Elle n'a à peu près pas changer, sinon que je vois encore plus de diversité au Canada que je ne voyais à l'époque
Pourtant, voilà, je suis loin du raciste, mais l'anti-raciste le plus affirmé sur cette Terre probablement
Swec : Ya une fine ligne entre intégrer le voyageur et accepter sa différence. J'connais pas un seul peuple avec cette maturité-là, jusqu'à maintenant.
Daneydzaus : Mais tu connais au moins un individu
Swec : Devrais-je rétorquer: "C'est un début!" ?
Daneydzaus : Ouais, pour m'encourager?
Swec : Tu sais bien que j'suis pessimiste de nature...
(Allez, juste pour toi.)
Bah... c'est un début!
Daneydzaus : Mais je sais que tu penses vraiment que je suis dans la bonne Voie
Même avec ton pessimisme.
Swec : Chacun sa voie. j'sais pas à quel point j'aurais été heureux si j'avais pris ton chemin... Mais je préfère le mien.
Daneydzaus : Non, dans le sens de vision sur l'intégration de résident qui a l'air d'un étranger et sur la fluidité des cultures.
Swec : Oh! oui, pour ça, on se rejoint sur plusieurs bouts...
Daneydzaus : Un mince fil, comme tu dis, entre l'a-plat-ventrisme et la discrimination. Tu traites la personne comme une personne locale, et c'est à la personne elle-même de voir si elle veut être locale ou non.
Et toute la responsabilité revient alors sur elle
Un jour, peut-être que tu vas comprendre que, quand on traite qqn comme un local, c'est la personne qui vient de l'extérieur qui a le fardeau d'accepter ou rejeter cet accueil qui l'invite à s'intégrer à la communauté locale.
Swec : Oh, je le comprends... C'est juste le pessimiste en moi qui ne constate que rarement l'acceptation...
Daneydzaus : Nan, il n'a pas de raisons. Premièrement, il ne sait pas comment fonctionne une culture vivante. Ni l'acquisition d'une langue. Il a un point, dans ce sens que le Québec devrait arrêter de mettre l'anglais comme langue seconde, mais son point est tellement détourné (arrêter les contacts avec les anglos) de ce qu'il faut faire que... pour moi c'est de la pure merde.
Swec : Ça résume ma position sur le sujet.
Daneydzaus : Et pour avoir une société qui accueille et intègre, il faut la rendre intéressante, dynamique et proactive, pas figée, stagnante et réactive, comme il le fait.
Et surtout, faire tout pour sentir que la personne, peu importe son background, même anglophone, puisse se sentir tout à fait chez lui, dans la seule mesure d'une maîtrise du français.
Swec : Les réactionnaires sont condamnés à se victimiser perpétuellement... c'est probablement ce que tout bon lobby québécois veut, après tout. Si le gouvernement est là pour défendre les faibles, il le force à le mettre de son côté.
Daneydzaus : J'ai pas besoin de me sentir en victime au Japon. Ces temps-ci, j'ai juste quelques personnes qui ne peuvent que me prendre pour un anglophone, ce que je ne suis pas, ou pour Mr. Gaijin, ce que je ne suis pas non plus.
Swec : À ta place, je trouverais le côté gaijin moins insultant...
Daneydzaus : Non. Je le trouve tout à fait insultant. C'est comme si je traitais constamment Caučircic d'outsider si elle décidait d'habiter au Québec.
Swec : Mais elle l'est. Elle n'a jamais admis ou voulu être québécoise.
Daneydzaus : À ce -là, c'est son choix, et elle a le droit. Si elle veut que je la salue en anglais, no prob non plus. Mais moi, j'ai fait un autre choix. J'ai décidé d'habiter au Japon, pour un instant, pas besoin de me faire saluer en anglais.
Swec : Les généralisations, c'est malheureux... Faudrait pas que tu le prennes personnel. À moins que ce ne soit répétitif et en conscience de cause (alors quoi, c'est du bulliying, rien de moins).
Daneydzaus : C'est répétitif, et fait par pas mal tous les Japonais.
Les seuls avec qui ça ne se passe pas, ce sont les Japonais avec qui j'ai réussi à changer cette mauvaise habitude. Et je leur dis simplement : est-ce que vous voulez que je reste? Oui? Alors traitez-moi comme quelqu'un qui habite ici, et pas quelqu'un qui est de passage.
Si je salue quelqu'un au Québec, ça va être en français à la base. Messemble que c'est normal.
À Toronto, ça va être en anglais, et ici, à Kurobe, en japonais.
Swec : Lol!
Daneydzaus : Si tu veux être international, la première étape est de faire sentir la personne qui vient chez vous pour y vivre comme étant "à la maison".
Mon ami Russuma, suédophone, je le traite comme un Québécois, et il aime ça au cube.
Ça le fait sentir super à l'aise.
Swec : La morale de cette histoire est que c'est toujours crucial de savoir à qui on s'adresse.
Daneydzaus : Pas tellement, un voyageur de passage au Japon va-t-il se sentir insulté de se faire saluer en japonais?
Swec : Non.
C'est normal: il est au Japon.
Daneydzaus : Justement.
Alors tu sais toujours à qui tu t'adresse; qqn qui est sur place.
T'as pas besoin de rien d'autre.
Swec : Dans ce contexte-là, oui. c'est plutôt l'effort du voyageur qui sera sollicité, dans le cas que tu soulignes.
Daneydzaus : 1. Combien de fois salutons-nous qqn sur la route? À peu près pas dans nos grosses villes.
2. Le voyageur sait qu'il n'est pas dans son pays; il va simplement dire qu'il parle pas la langue locale.
Swec : Un voyageur qui ne parle pas la langue d'où il va n'est, au plus, qu'un touriste.
Daneydzaus : Justement.
Faque t'as jamais vraiment à te poser des questions.
Swec : En temps normal.
Ya des gens qui sont mal intentionnés, ou mal informés...
Daneydzaus : Je sais, c'est pour ça que j'ai crissé mon camp du Canada. Le Québec m'énerve parce que une partie des Québécois n'accepte pas qu'une partie de sa population soit effectivement une communauté anglophone (mais celle-là, des fois, ne semble pas accepter non plus qu'elle est en situation minoritaire). Ailleurs au Canada, il y a pleins de truc sur comment le Québec devrait être bilingue et tout et tout et que la simple demande de pouvoir vivre tout simplement complètement en français dans une partie du territoire est une demande qui semble déraisonnable.
Si je ne suis pas capable d'avoir un milieu où je ne peux pas savoir comment saluer la personne sans l'insulter, je préfère aller dans un endroit où c'est plus clair.
Swec : Et donc, tu encourages les mouvements/comportements semblables au nationalisme?
Daneydzaus : J'encourage la diversité des milieux. J'adorerais que le West Island soit complètement anglophone, comme c'était dans le passé.
J'aurais aimé que Saint-Léonard devienne un quartier entièrement italien, ça aurait été drôle et le fun en même temps.
Swec : Je considère le nationalisme et la ghettoïsation comme une même chose, à différente échelle...
Daneydzaus : Pas si tu acceptes que n'importe qui peut y entrer et en sortir.
Swec : Voilà!!!
Ton honneur est sauf!
Daneydzaus : L'idée, ce n'est pas de mettre un mur face à l'immigration; au contraire : je veux encourager les gens à se déplacer selon leur goût. Mais je veux ça le plus large, le plus diversifié, mais aussi le plus clair possible.
Swec : Tu fais ça comment, justement? Tu élimines les frontières au nom d'une genre de "permis de voyager" limité à ta capacité d'intégration?
Daneydzaus : Non; c'est à l'interne : si tu veux qu'une communauté soit dynamique, il faut que sa culture (son style de vie, ce qui inclut la langue) soit utilisée à tous les niveaux, le plus largement possible.
Pas besoin de frontières; les gens s'assimilent assez bien quand dans la localité où ils sont ils savent que c'est comme X.
Swec : Je trouves bizarre le fait que tu mets la contrainte sur la communauté et que tu ASSUMES que le voyageur est intéressé à s'assimiler...
C'est probablement pour une raison personnelle...
Daneydzaus : 1. La communauté n'a pas de contraintes? Elle fait simplement utiliser sa culture locale. C'est une contrainte pour cette culture?
2. Je ne m'intéresse pas au voyageur; pas besoin de touristes dans ma ville; si ma ville est dynamique, elle va attirer les touristes sans que je les appelle. Tokyo n'a pas besoin de pub touristique.
Pas que je n'en veux pas, ils sont le bienvenus, mais ils ne sont pas une nécessité.
Je m'intéresse à celui qui veut venir habiter dans une culture qui est autre que celle de sa naissance.
Swec : ...et donc, pourquoi une ville comme Tokyo interpelle un gaijin en anglais? Ce doit être... culturel!
Intégrer une culture, c'est ÉNORME.
Daneydzaus : Je sais bâtard.
Je le fais.
Swec : Intégrer une culture, ça se fait à deux... l'individu et la collectivité.
Daneydzaus : En fait, Tokyo interprette le gaijin comme un voyageur constamment, il ne le pense pas comme un citoyen.
Swec : Parce que le gaijin ne reste jamais?
Daneydzaus : Non; parce qu'il n'a pas une face de japonais.
Swec : THERE!
Celui qui n'a pas une face de japonais n'est pas assimilé.
Daneydzaus : C'est un processus essentiellement raciste.
Swec : Et tes kids, qui vont venir d'une japonaise (dont je serai vert de jalousie, duh!)... vont-ils être assimilés?
Daneydzaus : Pour le moment, à voir comment ça va, non.
D'où mon hésitation à rester à perpétuité au Japon.
J'ai encore 4 ans pour changer ma ville
Swec : Pourtant, ils auront la langue, une partie du teint et des yeux en amandes. Qu'est-ce qui manquerait?
Daneydzaus : Ils ont un père non-Japonais, et ils vont avoir l'air half.
Swec : L'air half, c'est suffisant pour être stigmatisé?
Daneydzaus : Oui
Swec : Terrible.
Daneydzaus : Le Québec ne faisait pas mieux il n'y a pas longtemps : chaque étranger qu'on rencontrait, on saluait en anglais, et on lui disait ainsi de rentrer chez eux.
Pourquoi penses-tu que j'insiste autant à ce que mes petits culs de la maternelle m'adresse d'abord en japonais? Pour qu'ils perdent cette habitude raciste, aussi pleine de bonne volonté soit-elle.
Je m'en fous que les certains Japonais ne pensent pas que ce soit raciste, je n'ai pas à changer leur façon de penser; j'ai juste à leur dire en pleine face que ce l'est, si la seule chose qu'ils font pour saluer quelqu'un en anglais c'est de dire "face non-japonaise" = "salutation en anglais".
Swec : Ya donc une différence entre défendre sa culture et stigmatiser l'étranger. C'est pas trivial...
Daneydzaus : Oui
Quand je salue qqn au Québec français, je ne suis pas en train de le stigmatiser.
Swec : Corollaire: Montrer que l'étranger est le bienvenu, ça veut pas dire de faire la carpette...
Daneydzaus : Justement.
Il faut être rough avec lui, mais de la bonne façon, et aussi comprendre qu'il peut manquer quelque expérience.
Swec : De mon côté, avec ma réalité, je mets l'effort à faire sur le voyageur... toi, c'est l'opposé.
Daneydzaus : Pour s'internationaliser, il faut que la communauté elle-même soit prête à dire au nouvel arrivant comment ça fonctionne ici.
Swec : Maintenant, tu fais ça comment pour le Québec?
Daneydzaus : Saluer tout le monde en français.
C'est la première étape
Swec : Indeed. ça va de soi.
Daneydzaus : Mais ne pas avoir peur de ne pas savoir l'anglais, et de tenir boutique en français.
Swec : Le "bonjour, hi" montréalais me donnait de l'urticaire...
Daneydzaus : En gros, arrêter de penser qu'on est juste un petit groupe minoritaire. On est une culture, on a le droit de vivre dans notre langue, mais tout le monde peut y venir.
Swec : J'trouve ça bizarre que certains AIENT BESOIN de la dénomination de pays avant d'y penser...
Daneydzaus : Parce que l'Europe a donné cette image.
Une culture = un État
Swec : l'Europe n'a pourtant pas de pays vastes comme le Canada...
Daneydzaus : Non, mais le Canada se comporte comme un pays européen.
La notion de "culture canadienne" a été la plus grosse erreur du Trudeau; il pensait que son bilinguisme personnel pourrait facilement se transmettre à l'ensemble de son pays, le Canada. Does not work that way.
En gros, il voulait faire d'un pays où l'on saluerait "bonjour, hi" partout. N'importe quel twit linguiste sait que ça ne marche pas comme ça.
Swec : Surtout dans mon coin de pays actuel...
Daneydzaus : Je sais, Saint-Boni en FR, le reste en EN
Swec : L'Ouest canadien au complet (hormis StB) se fiche du français.
Daneydzaus : Je sais, et je suis heureux qu'ils le fassent, s'ils acceptent que la grosse majorité en fasse de même pour l'anglais au Québec.
Pas le cas, actuellement.
Swec : Bof... pour toute carpette, ya quelqu'un pour marcher dessus.
Daneydzaus : Je sais. Donc, je ne suis pas un ghettoisateur, comme Melipwes un jour m'avait traité, quand je parlais de faire un pays avec diverses communautés.
Juste qqn qui veut que des dizaines de communautés puissent vivre ensemble.
Et qu'on puisse facilement aller de l'un à l'autre, sans être gêné et à bras ouvert.
C'était ça, mon fucking rêve pour le Canada, à 18 ans, qui a été brisé.
Swec : Accepter la différence de l'autre. ça non plus, ce n'est pas trivial.
Daneydzaus : Bingo.
Swec : J'ai appris ça à 24 ans. J'ai trouvé ça tard longtemps, mais je réalise que certaines personnes meurent sans comprendre ce concept.
Daneydzaus : Moi, j'avais compris ça à 11 ans.
J't'un précoce. Comme je l'ai toujours été.
Trop précoce, peut-être.
Swec : Arrivé à Montréal, à 18 ans, j'voulais qu'on m'en montre, des différences... mais je n'étais pas prêt à les accepter. C'est venu beaucoup plus tard.
Daneydzaus : Moi, après avoir intégré le Québec en moi, j'avais compris le Canada : une multitude de cultures et de communautés; mais le Canada m'a rejeté à terme; ils ne veulent q'une communauté, généralement la leur.
Donc, à 11 ans, j'avais eu ça. 7 ans à paufiner; je confronte, et on me traite de grossier raciste pour ça.
Évidemment que je vais crisser mon camp.
Swec : Duh!
Daneydzaus : Je dirais que même toi, tu m'as traité de raciste pour la vision que j'avais.
Swec : Probablement.
Daneydzaus : Elle n'a à peu près pas changer, sinon que je vois encore plus de diversité au Canada que je ne voyais à l'époque
Pourtant, voilà, je suis loin du raciste, mais l'anti-raciste le plus affirmé sur cette Terre probablement
Swec : Ya une fine ligne entre intégrer le voyageur et accepter sa différence. J'connais pas un seul peuple avec cette maturité-là, jusqu'à maintenant.
Daneydzaus : Mais tu connais au moins un individu
Swec : Devrais-je rétorquer: "C'est un début!" ?
Daneydzaus : Ouais, pour m'encourager?
Swec : Tu sais bien que j'suis pessimiste de nature...
(Allez, juste pour toi.)
Bah... c'est un début!
Daneydzaus : Mais je sais que tu penses vraiment que je suis dans la bonne Voie
Même avec ton pessimisme.
Swec : Chacun sa voie. j'sais pas à quel point j'aurais été heureux si j'avais pris ton chemin... Mais je préfère le mien.
Daneydzaus : Non, dans le sens de vision sur l'intégration de résident qui a l'air d'un étranger et sur la fluidité des cultures.
Swec : Oh! oui, pour ça, on se rejoint sur plusieurs bouts...
Daneydzaus : Un mince fil, comme tu dis, entre l'a-plat-ventrisme et la discrimination. Tu traites la personne comme une personne locale, et c'est à la personne elle-même de voir si elle veut être locale ou non.
Et toute la responsabilité revient alors sur elle
Un jour, peut-être que tu vas comprendre que, quand on traite qqn comme un local, c'est la personne qui vient de l'extérieur qui a le fardeau d'accepter ou rejeter cet accueil qui l'invite à s'intégrer à la communauté locale.
Swec : Oh, je le comprends... C'est juste le pessimiste en moi qui ne constate que rarement l'acceptation...
2013年5月14日火曜日
La démographie et les tueurs
Daneydzaus :
Plus on est de fous, plus on rit.
La chose s'applique très probablement à toute activité humaine (incluant les tueries); avant toute cause socio-économique, il faut regarder la densité de population. Si la densité de population explique assez bien la distribution, ça veut probablement dire qu'il n'y a pas d'autres causes. Si la densité de population explique mal, c'est là qu'il faut rechercher des causes socio-économiques.
Il faut noter aussi qu'un plus grand nombre de personnes égale une plus forte spécialisation qui, malheureusement, s'applique aussi aux crimes. Tu va avoir moins de meurtres à Chicoutimi qu'à Québec non seulement parce qu'il y a moins de monde, mais aussi parce que chaque personne est généralement un peu moins spécialisée.
En gros, regardons ça. Après ça, il faut regarder le niveau de bien-être général des gens. Finalement, si ça aussi n'explique rien, cause socio-économique probable.
Swec : C'est pas pour me fermer les yeux, mais je vois pas en quoi le socio-économique est un paramètre qui influe sur les tueries de masse. Voyons ça de l'autre côté: dans quelle mesure un tueur de masse est-il socio-économiquement justifié dans sa démarche, par rapport au degré d'insanité nécessaire pour passer à l'acte?
Mon hypothèse (parce que c'en est une!), c'est que le contexte socio-économique n'est qu'un bruit par rapport aux paramètres personnels d'un tueur de masse. Une implication plus grande que celle-ci, c'est en quelque sorte donner raison à ces actes-là. Est-ce que Marc Lépine était justifié dans sa démarche de tuer 14 filles voulant être ingénieures? Bien sûr que non! Est-ce qu'Anders Breivik était justifié de tuer 77 personnes en Norvège au nom d'une trop grande immigration? Bien sûr que non! Est-ce que le Québec est trop féministe? Est-ce que la Norvège admet trop d'immigrants? Les cas de ces meurtres de masse, selon moi, ne devraient même pas peser dans la balance des réponses à ces questions...
Daneydzaus :
Swec, c'est justement ce que j'ai écrit.
Avant de penser à quoi que ce soit d'autre, regarde la densité de population. Si la densité de population explique bien la chose, il n'y a aucun paramètre socio-économique qui influe. Cependant, le nombre de tueries est étrangement faible au Japon, malgré la plus forte densité de population. (Ils existent cependant, mais proportionellement en moins grand nombre.)
Si on suit mon raisonnement que je viens d'écrire plus haut, Tokyo devrait être le coeur des tueries de la planète. Non seulement la densité de population est plus élevée au Japon, Tokyo a 40 millions de personnes. Au cumul, on devrait presque voir une tuerie par jour au, à tout le moins, toutes les semaines. Or, évidemment, ce n'est pas le cas et ils sont très rares. (Au contraire, les tueries sont très nombreuses à Sao Paolo au Brésil, mais Sao Paolo, quoique fortement peuplée, est 4 fois plus petite que Tokyo... Encore plus pour dire qu'il y a quelque chose de plus que le simple dénombrement d'humains ou de densité de population.)
Alors il y a des causes qui ne sont pas reliées à la simple présence de plus d'humains. Il y a autre chose, mais quoi, c'est ça qu'il faut regarder. Ça ne déculpabilise pas la personne en soit : tu as commis un fucking crime en conscience de cause. Mais la présence et non-présence n'est pas simplement le fait d'avoir plus d'humains, et simplement en montrant le Japon comme exemple, on peut voir qu'il y a une cause non-reliée à la simple démographie numérique.
Maintenant, ça ne veut absolument pas dire qu'il y a trop de féminisme au Québec ou trop d'immigrants en Norvège; ce sont les raisons, les excuses du tueur. Rien à voir; on peut donner n'importe quelle justification à n'importe quel acte et un scientifique qui se respecte va se foutre des raisons du tueur. Il va se concentrer à regarder d'autres détails en posant une hypothèse et en analysant le résultat et, comme une société est extrêmement complexe, ça va prendre beaucoup d'hypothèses avant de trouver la bonne réponse.
(De la vraie science humaine, c'est méchamment compliqué... Malheureusement, rares sont les têtes scientifiques qu'on encourage à aller vers ces sciences; les praticiens actuels sont pour la plupart encore des scholastes, et on encourage cette scholastiques, ou bien chaque bonne tête, on l'envoie en physique ou en chimie. Normale alors qu'on a pas vraiment avancé dans le domaine de la compréhension de la société humaine.)
Plus on est de fous, plus on rit.
La chose s'applique très probablement à toute activité humaine (incluant les tueries); avant toute cause socio-économique, il faut regarder la densité de population. Si la densité de population explique assez bien la distribution, ça veut probablement dire qu'il n'y a pas d'autres causes. Si la densité de population explique mal, c'est là qu'il faut rechercher des causes socio-économiques.
Il faut noter aussi qu'un plus grand nombre de personnes égale une plus forte spécialisation qui, malheureusement, s'applique aussi aux crimes. Tu va avoir moins de meurtres à Chicoutimi qu'à Québec non seulement parce qu'il y a moins de monde, mais aussi parce que chaque personne est généralement un peu moins spécialisée.
En gros, regardons ça. Après ça, il faut regarder le niveau de bien-être général des gens. Finalement, si ça aussi n'explique rien, cause socio-économique probable.
Swec : C'est pas pour me fermer les yeux, mais je vois pas en quoi le socio-économique est un paramètre qui influe sur les tueries de masse. Voyons ça de l'autre côté: dans quelle mesure un tueur de masse est-il socio-économiquement justifié dans sa démarche, par rapport au degré d'insanité nécessaire pour passer à l'acte?
Mon hypothèse (parce que c'en est une!), c'est que le contexte socio-économique n'est qu'un bruit par rapport aux paramètres personnels d'un tueur de masse. Une implication plus grande que celle-ci, c'est en quelque sorte donner raison à ces actes-là. Est-ce que Marc Lépine était justifié dans sa démarche de tuer 14 filles voulant être ingénieures? Bien sûr que non! Est-ce qu'Anders Breivik était justifié de tuer 77 personnes en Norvège au nom d'une trop grande immigration? Bien sûr que non! Est-ce que le Québec est trop féministe? Est-ce que la Norvège admet trop d'immigrants? Les cas de ces meurtres de masse, selon moi, ne devraient même pas peser dans la balance des réponses à ces questions...
Daneydzaus :
Swec, c'est justement ce que j'ai écrit.
Avant de penser à quoi que ce soit d'autre, regarde la densité de population. Si la densité de population explique bien la chose, il n'y a aucun paramètre socio-économique qui influe. Cependant, le nombre de tueries est étrangement faible au Japon, malgré la plus forte densité de population. (Ils existent cependant, mais proportionellement en moins grand nombre.)
Si on suit mon raisonnement que je viens d'écrire plus haut, Tokyo devrait être le coeur des tueries de la planète. Non seulement la densité de population est plus élevée au Japon, Tokyo a 40 millions de personnes. Au cumul, on devrait presque voir une tuerie par jour au, à tout le moins, toutes les semaines. Or, évidemment, ce n'est pas le cas et ils sont très rares. (Au contraire, les tueries sont très nombreuses à Sao Paolo au Brésil, mais Sao Paolo, quoique fortement peuplée, est 4 fois plus petite que Tokyo... Encore plus pour dire qu'il y a quelque chose de plus que le simple dénombrement d'humains ou de densité de population.)
Alors il y a des causes qui ne sont pas reliées à la simple présence de plus d'humains. Il y a autre chose, mais quoi, c'est ça qu'il faut regarder. Ça ne déculpabilise pas la personne en soit : tu as commis un fucking crime en conscience de cause. Mais la présence et non-présence n'est pas simplement le fait d'avoir plus d'humains, et simplement en montrant le Japon comme exemple, on peut voir qu'il y a une cause non-reliée à la simple démographie numérique.
Maintenant, ça ne veut absolument pas dire qu'il y a trop de féminisme au Québec ou trop d'immigrants en Norvège; ce sont les raisons, les excuses du tueur. Rien à voir; on peut donner n'importe quelle justification à n'importe quel acte et un scientifique qui se respecte va se foutre des raisons du tueur. Il va se concentrer à regarder d'autres détails en posant une hypothèse et en analysant le résultat et, comme une société est extrêmement complexe, ça va prendre beaucoup d'hypothèses avant de trouver la bonne réponse.
(De la vraie science humaine, c'est méchamment compliqué... Malheureusement, rares sont les têtes scientifiques qu'on encourage à aller vers ces sciences; les praticiens actuels sont pour la plupart encore des scholastes, et on encourage cette scholastiques, ou bien chaque bonne tête, on l'envoie en physique ou en chimie. Normale alors qu'on a pas vraiment avancé dans le domaine de la compréhension de la société humaine.)
2013年4月21日日曜日
Le rôle de l'apparence et comment ça nous influence
Daneydzaus : Ce que j'ai aimé dans ma description, c'est comment j'ai dit que le fait que notre moralité change n'est pas du relativisme.
Je ne suis pas relativiste parce que je questionne mes propes opinions, même celles sur la morale. Elles ne font que se trasnformer.
Le relativisme, c'est accepté du n'importe quoi simplement parce que c'est accepté quelque part.
ne-Aujudo : Ish ouin
Daneydzaus : La différence est fondamentale.
Cependant, mon dégoût du voie islamique lui ne s'explique pas là; il faut regarder du côté de la psychologie humaine. L'apparence A une influence sur notre comportement face à une personne.
C'est un jeu d'apparence : un humain obèse, pour nous, c'est devenu quelqu'un qui ne bouge pas assez, parce qu'on a trop d'exemples de ça. (Dans le passé, c'était un signe de grande richesse, parce qu'il avait suffisament d'argent pour grossir, d'où le trope Adipose Rex chez tvtropes.org)
Et, pour moi et toi, nous avons tellement d'exemples d'imposition du voile à travers le monde que l'association générale est voile = loi imposée, pas un choix.
Au Québec, on a eu un bel exemple avec le carré rouge, un symbole pourtant tout simple qui est devenu carrément un élément polarisateur. C'est juste un osti de carré rouge, comme le voile islamique est juste un osti de bout de tissu; mais la puissance de l'image derrière est ce qui cause problème.
CQFD.
ne-Aujudo : Ouin. Tu vois, moi le voile ca va, c le complet avec juste les yeux que j'ai de la misère et pourtant comme tu dis c du tissu
Daneydzaus : On a pas le choix en tant qu'humain de discriminer. Au delà de quelques dizaines d'amis, on ne peut pas individualiser tout le monde. Je n'ai pas assez de mémoire pour individualiser sept milliards de tatas, et on me décrit pourtant comme un Tensai au Japon, un génie.
Alors, l'humain doit se référer à des trucs simples : carré rouge = opposant à la hausse des frais de scolarité / voile islamique entier = wahabisme dégradant / obésite = manque d'exercise
Le premier est clairement vrai, le second est une tendance forte mais peut-être pas tout le temps (regarde les soeurs catholiques qui sont tellement habillées), le dernier est plus ou moins erroné.
En évitant de trop se sortir du lot, on évite ces images; c'est pourquoi le Japon est si focussé sur le fait que l'on doit tous se ressembler. Mais c'est une erreur; il faut changer la perspective, et se débarasser de certaines images. Mais pour moi, un voile islamique, complet ou pas, restera quand même un voile islamique, une marque qui me dit que la personne est musulmane. Une personne avec qui je ne partage pas ma moralité; je ne pourrai donc jamais interagir aussi profondément avec elle qu'avec toi ou mes autres amis.
ne-Aujudo : Ouin
Daneydzaus : Je vais pouvoir vivre avec, comme je pourrai vivre avec des chrétiens fondamentalistes et d'autres groupes religieux. Mais comme voisins, quelque peu distants, parce que je sais que je vais choquer leur moralité et, eux, la mienne.
On va pouvoir magasiner dans les mêmes magasins, je pourrai leur acheter de la bouffe, et eux, mon cours de langue. Mais je ne pourrai pas vivre dans la même maison avec ces groupes.
ne-Aujudo : C'est clair que les croyances rentrent en conflit, mais je n'aurais aucun problème avec les musulmans... si il y en avait pas qui voulaient imposer leur mode de pensée à d'autres, même chose pour tous dans le fond, je suis moi, tu es toi, on n'est pas pareil on a nos propres croyances, on est des personnes capable de réfléchir et d'évoluer, on a donc pas besoin (sauf peut être étant jeune) de personne pour nous guider ou nous imposer leurs choix
Daneydzaus : Justement. Moi non plus, en terme de voisinage, je peux vivre avec tous ces groupes (pas juste les musulmans). Mon meilleur ami est un bouddhiste de la Soka Gakkai (mais leur moralité est beaucoup plus près de la mienne aussi, ça facilite les choses). Mais on ne pourrait pas vivre complètement tout ensemble.
Des voisins, des cousins, des frères... mais pas des membres de la même maisonnée.
En un sens, j'apprécie le voile parce qu'il montre clairement les choses que je peux et que je ne peux pas faire avec cette personne. Il est d'autant plus appréciable si la personne le fait par choix : elle se discrimine elle-même.
Je vais pouvoir travailler avec, je vais pouvoir manger avec elle; mais je ne pourrai pas parler de ma dzusuis du mois sur l'évolution de ma moralité; c'est quelque chose qui la choquerait trop, surtout si ce n'est pas qqn que j'ai apprivoisé, comme dirait le Renard de Saint-Exupéry.
Je ne suis pas relativiste parce que je questionne mes propes opinions, même celles sur la morale. Elles ne font que se trasnformer.
Le relativisme, c'est accepté du n'importe quoi simplement parce que c'est accepté quelque part.
ne-Aujudo : Ish ouin
Daneydzaus : La différence est fondamentale.
Cependant, mon dégoût du voie islamique lui ne s'explique pas là; il faut regarder du côté de la psychologie humaine. L'apparence A une influence sur notre comportement face à une personne.
C'est un jeu d'apparence : un humain obèse, pour nous, c'est devenu quelqu'un qui ne bouge pas assez, parce qu'on a trop d'exemples de ça. (Dans le passé, c'était un signe de grande richesse, parce qu'il avait suffisament d'argent pour grossir, d'où le trope Adipose Rex chez tvtropes.org)
Et, pour moi et toi, nous avons tellement d'exemples d'imposition du voile à travers le monde que l'association générale est voile = loi imposée, pas un choix.
Au Québec, on a eu un bel exemple avec le carré rouge, un symbole pourtant tout simple qui est devenu carrément un élément polarisateur. C'est juste un osti de carré rouge, comme le voile islamique est juste un osti de bout de tissu; mais la puissance de l'image derrière est ce qui cause problème.
CQFD.
ne-Aujudo : Ouin. Tu vois, moi le voile ca va, c le complet avec juste les yeux que j'ai de la misère et pourtant comme tu dis c du tissu
Daneydzaus : On a pas le choix en tant qu'humain de discriminer. Au delà de quelques dizaines d'amis, on ne peut pas individualiser tout le monde. Je n'ai pas assez de mémoire pour individualiser sept milliards de tatas, et on me décrit pourtant comme un Tensai au Japon, un génie.
Alors, l'humain doit se référer à des trucs simples : carré rouge = opposant à la hausse des frais de scolarité / voile islamique entier = wahabisme dégradant / obésite = manque d'exercise
Le premier est clairement vrai, le second est une tendance forte mais peut-être pas tout le temps (regarde les soeurs catholiques qui sont tellement habillées), le dernier est plus ou moins erroné.
En évitant de trop se sortir du lot, on évite ces images; c'est pourquoi le Japon est si focussé sur le fait que l'on doit tous se ressembler. Mais c'est une erreur; il faut changer la perspective, et se débarasser de certaines images. Mais pour moi, un voile islamique, complet ou pas, restera quand même un voile islamique, une marque qui me dit que la personne est musulmane. Une personne avec qui je ne partage pas ma moralité; je ne pourrai donc jamais interagir aussi profondément avec elle qu'avec toi ou mes autres amis.
ne-Aujudo : Ouin
Daneydzaus : Je vais pouvoir vivre avec, comme je pourrai vivre avec des chrétiens fondamentalistes et d'autres groupes religieux. Mais comme voisins, quelque peu distants, parce que je sais que je vais choquer leur moralité et, eux, la mienne.
On va pouvoir magasiner dans les mêmes magasins, je pourrai leur acheter de la bouffe, et eux, mon cours de langue. Mais je ne pourrai pas vivre dans la même maison avec ces groupes.
ne-Aujudo : C'est clair que les croyances rentrent en conflit, mais je n'aurais aucun problème avec les musulmans... si il y en avait pas qui voulaient imposer leur mode de pensée à d'autres, même chose pour tous dans le fond, je suis moi, tu es toi, on n'est pas pareil on a nos propres croyances, on est des personnes capable de réfléchir et d'évoluer, on a donc pas besoin (sauf peut être étant jeune) de personne pour nous guider ou nous imposer leurs choix
Daneydzaus : Justement. Moi non plus, en terme de voisinage, je peux vivre avec tous ces groupes (pas juste les musulmans). Mon meilleur ami est un bouddhiste de la Soka Gakkai (mais leur moralité est beaucoup plus près de la mienne aussi, ça facilite les choses). Mais on ne pourrait pas vivre complètement tout ensemble.
Des voisins, des cousins, des frères... mais pas des membres de la même maisonnée.
En un sens, j'apprécie le voile parce qu'il montre clairement les choses que je peux et que je ne peux pas faire avec cette personne. Il est d'autant plus appréciable si la personne le fait par choix : elle se discrimine elle-même.
Je vais pouvoir travailler avec, je vais pouvoir manger avec elle; mais je ne pourrai pas parler de ma dzusuis du mois sur l'évolution de ma moralité; c'est quelque chose qui la choquerait trop, surtout si ce n'est pas qqn que j'ai apprivoisé, comme dirait le Renard de Saint-Exupéry.
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