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2015年4月12日日曜日

Ne pas savoir ne pas savoir

Daneydzaus : Mais ma religion m'ordonne de ne jamais être satisfait de ce que je pense savoir. Même si, bien souvent, je ne suis probablement jamais assez au courant des choses que je ne sais pas.

Bórmes : C'est pas un constat tautologique ça?

Daneydzaus : Oui, c'est pour ça que je suis toujours alerte; quelque rencontre, quelqu'évènement, quelque lecture peut me donner un nouvel indice pour être moins ignorant. Ce n'est pas moi qui va savoir ce que je ne sais vraiment pas; c'est l'autre, quel qu'il soit.

Bórmes : Oui, du moins, jusqu'à temps que tu le saches

Daneydzaus : Encore là; qui sait, la personne qui m'aura fait voir quelque chose n'était pas tout à fait correcte dans son raisonnement, alors une autre rencontre va pousser plus loin. Comme Einstein a déconstruit Newton.

Bórmes : C'est peut-être dans la nature des choses pour l'être humain

Daneydzaus : C'est dans la nature de toute chose vivante sur Terre : sans expérience pour lui dire qu'elle a tort, on ne peut penser que d'avoir raison, puisque rien nous contredit. Meurt ce qui ne fonctionne pas; vit ce qui fonctionne. Mais je suis au moins conscient que tout ce que je sais n'est peut-être pas vrai du tout. Je suis prêt à me faire contredire et à l'accepter humblement.

Bórmes : C'est une perspective très darwinienne.

Daneydzaus : Ce l'est, mais c'est encore salutaire, puisque la vie a vécu 3,5 milliards d'années sur ce principe; ça ne doit pas être si mal comme philosophie  Au moins, je ne suis pas dans le darwinisme social réducteur où il y a des groupes mieux que les autres. C'est justement en ignorant ce supposé ascendant qu'on comprend vraiment la finesse d'une telle philosophie. On ne vit pas parce qu'on est meilleur, parfait ou plus valable; on vit simplement parce qu'on n'a pas échouer dans la tentative, pour le moment.

Bórmes : Ou parce qu'on n'a pas été confronté à certains obstacles; la survie est souvent un concours de circonstances.

Daneydzaus : Oui. Tout à fait d'accord sur ce point.

2014年9月1日月曜日

La règle d'or

Je ne sais pas ce que tu veux de la vie; mais je sais très bien ce que je ne veux pas de la vie. 

C'est pour ça que je n'attache pas d'importance à savoir ce que je dois faire pour toi; je ne peux pas savoir ce que tu veux tant que tu ne me le dis pas. 

Mais comme je sais ce que, moi, je veux et ne veux pas, je peux très bien me baser là-dessus pour savoir, plus ou moins, ce que tu ne veux pas de la vie. 

Alors, la règle d'or n'est pas de faire aux autres ce que l'on voudrait que l'on nous fasse, mais bien l'inverse, soit de ne pas faire aux autres ce que l'on ne voudrait pas que l'on nous fasse.

2014年8月5日火曜日

La flèche

Je sais que, si je décoche la flèche, mon argument, au mauvais endroit, je ne tuerai pas le cancer, le problème, mais probablement quelque chose qui ne changera rien, la solution qui ne donnera aucun résultat, ou, peut-être, le phagocyteur, la solution qui règle le problème, qui aurait pu être mon outil pour s'en débarasser.

2014年6月3日火曜日

Les Dix Commandements de la Logique

1. Tu n'attaqueras point la personne ou son caractère, seulement l'argument.

2. Tu ne feras ni fausse représentation ni exagération de l'argument d'une personnne afin de le rendre plus facile à s'opposer.

3. Tu n'utiliseras aucun petit nombre afin de représenter l'ensemble.

4. Tu n'argumenteras point ta position en assumant la véracité de l'une de ses prémisses.

5. Tu n'argumenteras point que, parce qu'une chose est arrivée avant, elle en est la cause.

6. Tu ne réduiras point l'argument à seulement deux options.

7. Tu n'argumenteras point qu'à cause de notre ignorance, une affirmation doit nécessairement être vraie ou fausse.

8. Tu ne feras point porter le fardeau de la preuve à celui qui questionne l'affirmation.

9. Tu n'assumeras point que "ceci" fait suite à "cela" quand il n'y a aucun rapport logique entre eux.

10. Tu n'argumenteras point que, parce qu'une prémisse est populaire, elle doit être vraie.

Changer d'idée

T'as le droit de changer d'avis. On dit après tout qu'il n'y a que les fous qui ne changent pas d'idées. Cependant, l'idée n'est pas de faire la girouette et suivre les tendances populaires du moment... Oh non! L'idée est que, lorsque tu changes d'idées, tu as un cheminement bien clair qui explique pourquoi tu as changé d'idées et, surtout, une argumentation solide pour justifier celui-ci.

2014年5月30日金曜日

Justice : Entre vengeance et réinsertion...

Sur la justice et les sanctions, il n'y a pas nécessairement que du gentil...

Daneydzaus : Pour la faire longue, y a-t-il vraiment quelque chose qui te surprend? J'ai un ressentiment, mais celui-là est réservé pour ceux qui font de la violence gratuite.

Swec : Non, ça ne me surprend pas vraiment... J'voulais juste voir la mécanique derrière la déclaration.
Elle est toute simple.

Daneydzaus : Mais il y a une question fondamentale, que j'ai appris de nos bons vieux Norrois (Norvégiens/Islandais). À quoi sert le système de justice?Quand il appréhende quelqu'un et le déclare un criminel, c'est quoi le but? Quel est l'objectif?

Swec : exactement... et la réponse n'est pas universelle.

Daneydzaus : Dans les religions du Moyen Orient (Du polythéisme mésopotamien, en passant par le judaïsme et l'islam), la justice est strictement une vision de vengeance. Un acte qui détruit la société a été commis, on va s'assurer de détruire la personne qui a commis l'acte.

"Oeil pour oeil, etc."

(Ces religions sont, soit dit en passant, le résultat de code de lois; ce sont effectivement des codes de loi, contre lesquelles certains juifs à une époque se sont rebellés, ceux qui allaient devenir les Chrétiens.)

La justice indo-européenne (essentiellement l'Europe, la Perse ayant été influencée par la Mésopotamie et l'Inde suivant l'hindouisme, avec une tradition fortement différente) n'a que faire d'une telle vengeance.
Au lieu de se venger, la justice indo-européenne se débarasse de l'individu déviant.

On l'exclut. Le summun a été atteint par les Norrois et leur tradition de ne pas tuer un humain; on exile le criminel. En gros : si t'es pas capable de suivre les lois, crisse ton camp et survit par toi-même.

Swec : Yup. Et ça date de crissement longtemps.

Daneydzaus : Plus de 1500 ans.

Puis, il y a eu cette tradition de simplement tuer la personne qui dévie le moindrement des normes; l'Europe de la Renaissance a été le berceau de cette vision de la justice, mais elle est présente aussi en Chine, à travers l'Islam et au Japon. Le Japon a porté ça à son summun avec le Seppuku, où si le fautif avait un tant soit peu d'honneur, il se tuerait lui-même (et ça l'a dégénéré en une société suicidaire quand le soutien social a disparu, comme aujourd'hui).

Et finalement, très récemment, encore une fois essentiellement en Europe du Nord (on les aime tu nos Vikings), on a développé une justice de réinsertion.

Je peux comprendre l'esprit de vengeance, mais dans une société aussi complexe que les nôtres, faire la différence entre les causes éniques (causés de soi) et étiques (causé par les autres) devient de plus en plus difficile, et notre compréhension de nous-mêmes devient en même temps plus profonde et sophistiquée. La vengeance a montré ses limites : elle a mis l'Europe à feu et à sang deux fois de trop (les deux guerres mondiales), et elle laisse les pays du Talion dans un état de guerre constant.

Alors, de la marde pour la vengeance.

En conclusion, avec tout ça en tête, mon premier objectif est d'abord la réinsertion qui nécessite d'abord réparation (il y a quand même un acte à réparer, du mieux possible), puis réconciliation et, finalement, de la réhabilitation. On fait tous des erreurs. Pour moi, la justice devrait à priori viser cela; quelqu'un qui a commis une faute criminel ne deviendra pas nécessairement un criminel en série. Manque d'éducation, manque de formation ou, peut-être, manque d'empathie.

Si cette option est impossible, je suis un grand défenseur de l'exil. L'odieux de la mort ne revient qu'à l'exilé qui n'a pas su survivre seul et tant pis pour lui. Pour moi, c'est la plus belle des souffrances. Sachant à quel point vivre en société facilite de nombreuses choses, savoir que l'autre va devoir apprendre à vivre seul est une grande satisfaction personelle, et je ne porte pas l'odieux de la mort, seulement son exclusion (qui, s'il y a erreur juridique, peut ramener à sa réinclusion).

Et, la seule façon que j'aurais, pour moi, de le tuer, c'est si le criminel, venant de l'extérieur, essayait d'envahir. Je le traiterais comme n'importe quel envahisseur : digne de la flèche de mon arc dans son coeur.
Alors, je crois que pour un (-10,-10), je suis très capable de me justifier

Swec : Définis "extérieur" et "envahisseur", pour le fun...

Daneydzaus : Extérieur : Hors de la zone d'application des lois ou, plus simplement dit : Hors de l'État.
Envahisseur : Personne ou, par métonymie, groupe de personnes qui veulent pénétrer dans l'État et y faire appliquer par la force (ad baculum) leurs lois.

Swec : Merci!

Daneydzaus :  Et puis? Pour un -10,-10?

Swec : 1- J'devrais arrêter de douter de ton intelligence.
2- Malgré tes positions, t'es une personne aussi en colère que moi contre l'Univers.

Daneydzaus :  Tu doutais mon intelligence?

Swec : "discutais" est le mot plus juste.

Daneydzaus :  Oh... Pourquoi?

Swec : Parce que les gens à gauche, l'étalon à (-10, -10), ne sont pas en colère contre l'univers; simplement la partie qui réussit à trop bien vivre à l'intérieur de celui-ci. À chaque fois que tu me démontres ta colère, je tombe dans le panneau. "It must be a trap", me dis-je.

Daneydzaus  :  Quel piège je semble monter quand je montre ma colère?

Swec : Tu ne montes pas de piège, justement... C'est juste moi qui me dit qu'il doit bien y en avoir un.
Les gens à gauches essaient juste d'être gentils, en général... pas toi. C'est déstabilisant.

Daneydzaus  :  Good is not Nice, nor is it Stupid.(Le bien n'est ni gentil, ni stupide)

Swec : Dis ça au Québec.

Daneydzaus : Mes positions sont issues d'un long chemin de croix, qui est loin d'être terminé d'ailleurs. Mais voilà, si je ME prends comme exemple, je sais ce que l'humain peut faire. Ce qui me fait dire qu'il y a toujours possibilité d'avoir de la collaboration, de l'entraide et de la fraternité. Mais mon parcours m'a aussi fait vivre la stupidité humaine; c'est pourquoi je n'ai aucune honte à pointer du doigt celle-ci.
Je sais que pour toute vision politique inclusive, je dois prévoir l'idiotie humaine. Mais tous ne sont pas à ce bas niveau. Ce qui nuance mon propos à un tel point que j'arrive au bout du compte à l'équivalent d'un gogauche, ce que je ne suis paa et n'ai jamais été.

Et je n'ai pas peur de combiner mes expériences pour créer du neuf, ni de remettre en question les principes les plus profonds.

Un ami me considère l'héritier idéologique de Lesage, Lévesque et Trudeau combinés. Et ces trois gusses n'étaient pas gentils. Mais tous de gauche comme moi. La seule différence que j'ai avec eux c'est l'absence de chauvinisme culturel qui me fait dire que MA façon de faire est la bonne. C'est en regardant la Terre que je cherche les solutions. En gros, j'utilise la méthode scientifique (observation, hypothèse, expérience, analyse, conclusion) pour déterminer ce qui convient.

J'ai un objectif : faire vivre ensemble 8 milliards de tatas et que chacun puisse avoir une bonne vie. Alors, comme un ingénieur, j'utilise mes connaissances pour parvenir à ce but, connaissances qui doivent scientifiques, donc non-scolastiques et falsifiables, ce qui me force à toujours remettre en question mon plan pour atteindre mon objectif.

En gros, la vie m'a appris à mettre en doute tout; je le fais avec joie pour atteindre mon objectif.
Et, quelques fois, ça veut dire ne pas être gentil... La vérité peut faire mal, mais en faire un crime est la fin de la connaissance.

2013年9月20日金曜日

Pourquoi je veux quitter cette planète?

Pourquoi je veux quitter cette planète?

J'ai des amis, j'ai un relativement bon emploi et pourrais sans doute m'en trouver un meilleur par la suite, je suis en santé et en relative sécurité et j'arrive même à m'amuser. Ma vie va bien, mais votre planète est nulle, plate et, sincèremnt, invivable pour plus de la moirité de la population.

Que vous fassiez vos niaiseries entre vous ne me dérange pas; faites les cons autant que vous le voulez. Mais, être forcé d'endurer vos niaisages sans pouvoir même en sortir ne m'intéresse pas du tout. Cependant, vos sociétés et gouvernements occupent l'entière planète et il n'y a donc aucun endroit pour en sortir et essayer quelque chose de, peut-être, mieux.

Et oublions de vous réformer! Mais je ne veux pas de révolution non plus: vous avez le droit de vivre aussi stupidement que vous le désirez.

Mais je ne vous laisse aucun droit de me forcer à vos niaisages. Si vous voulez me forcer, vous aller me voir me battre. À chaque niaiserie, je vais vous le rappeler en pleine face. Au lieu de Socrate, vous m'aurez moi. Et si vous n'êtes pas contents de vous le faire dire, si vous faire dire en pleine face que vos sociétés, vos gouvernements et vos institutions sont de véritables farces, bring it on

Je ne changerai pas parce vous n'êtes pas capable; j'ai tout autant le droit de vivre que vous. J'ai certainement le droit de critiquer chacune de vos niaiseries, d'autant plus que j'ose proposer d'autres façons de faire.

Et si, malgré tout, vous n'êtes pas contents, vous savez comment on a arrêté Socrate de faire le taon.

2013年9月11日水曜日

Les "signes ostentatoires"

Bien franchement, cet affaire sur les signes ostentatoires est la plus horrible. Que l'Assemblée Nationale commence par retirer son Crucifix. Si l'Assemblée Nationale n'est pas capable de faire ça, elle n'a aucun, mais aucun droit de toucher au reste.

De plus, je crois qu'il faudrait en fait que ce soit plus visible, que les gens puissent vraiment pouvoir afficher leurs croyances. Il faut du débat, et il faut de la franchise. De plus, ça aide à comprendre la diversité. J'ai l'intention d'avoir des enfants, et j'ai bien l'intention de les élever dans ma religion, aussi étrange puisse-t-elle être pour mes concitoyens. (Elle n'a pas de "signes ostentatoires" en soi, cependant, la religion elle-même est très critique. :P)

Mais d'un autre côté, j'espère que tout religieux qui porte un signe comprend aussi qu'il lance un message à son interlocuteur. Quand je déclare ouvertement que je suis Endajuéiste, je déclare en même temps que je considère que les Chrétiens, les Musulmans, les Hindous, les Sikhs, les Shintoistes, les Bouddhistes et autres membres d'autres religions sont dans l'erreur. Est-ce que le porteur sait quel message il envoie? Heureusement, il semble qu'une bonne part sont au courant, et une aussi large part sont prêts à accepter la même chose de la part des autres. Dans une société où il y a de la diversité, il faut accepter que la diversité puisse venir de toute part et de façons qui peuvent nous surprendre.

2013年7月27日土曜日

Dzusuis

Regarde l'Univers; c'est la plus belle des Bibles.
Look at the Universe; it is the most beautiful Bible.
Celvidu la Tutaregon; ĝi estas la plejbela Biblio.
万物を観てください。最適な聖書でしょう。
- Daneydzaus

2013年7月21日日曜日

Déjà, il y 2500 ans, l'importance de la Loi était comprise.

En réponse à cet article.
Et c'est pourquoi, même si je pourrais sans doute me faire des tonnes d'argent là-bas, je n'irai JAMAIS dans ce pays.

Comme Socrate disait à Criton, si tu trouves que les lois ont de l'allure, tu y restes et, si tu trouves que les lois n'en on pas, tu t'en vas. Ou tu n'y vas pas.

2013年6月10日月曜日

Intégration d'une personne dans une nouvelle culture

Mon collègue japonais dans le club international de la ville s'inquiétait de Musulmans et d'Hindous qui ne mangeaient pas de porc ou de boeuf, respectivement. Je lui ai répondu simplement ceci : Ils savent qu'ils sont au Japon, ils savent qu'il va y avoir de la telles viandes et ils savent que c'est leur propre choix s'ils ne mangent pas cette viande. Ils comprennent, et on a rien de plus à devoir leur faire. La seule chose que l'on a à faire, de notre côté (japonais), c'est de les prendre pour un japonais moyen, et s'ils ne font pas le japonais moyen, c'est leur problème, pas le nôtre.

En Europe et en Am. du Nord, on a trop peur de se faire prendre pour des racistes à faire ça. On les encourage à être périphériques.

C'est un gros problème dans ma ville ici. On me salue tout le temps en anglais; on me laisse à la périphérie.Ma ville pense que c'est en faisant comme ça qu'ils vont s'internationaliser.C'est exactement ce que le Québec a fait pendant des années, et ça l'a surtout isolé le Québecois moyen.

Le devoir de l'individu qui rentre dans un village, c'est de s'y conformer. S'il ne s'y conforme pas, tant pis. Il y a discrimination et racisme seulement si celui déjà dans le village va prendre le nouvel habitant toujours d'une manière différente.

2013年4月27日土曜日

Tomber, trébucher ou continuer...

Je peux tomber, trébucher ou continuer. Mais je ne sais rien de où je m'en vais, sinon que j'y vais, peu importe c'est où. Je ne suis pas guidé par un daimon, je prends l'information que j'ai et j'essaie un pas.

Et si j'y tombe, j'ai fait fausse route. Mais on ne le sait pas sans tomber, et ceux qui ne tomberont pas passeront leurs bonnes tendances à leurs descendants.

Bonnes tendances = tendances qui ne conduisent pas à la mort
 
Pas nécessairement le parfait chemin.

La simplicité de la science, et la vérité

C'est ça, une théorie simple, en science. Pas une théorie où la description est simpliste, mais une théorie où les éléments qui la compose sont au plus petit nombre possible, sans enlever l'explicabilité. Le reste, non-nécessaire, n'est que pure spéculation scholastique. Si on trouve qu'on doit ajouter un X pour expliquer quelque chose (Enstein l'a fait pour la gravité), il le faut et s'est tout. Mais le moins possible, sinon. On peut rajouter de la belle fioriture (fluffiness), mais ça n'ajoute absolument rien à l'explicabilité, et ça la complexifie dans les faits.

Et une théorie réellement simple doit arriver à expliquer TOUT se qu'elle tente d'expliquer. Si elle n'y arrive pas, ce n'est pas la bonne théorie, il faut la changer. Notre guide, ce n'est pas le Soi, pour moi; c'est l'Univers. C'est notre plus fidèle allié pour comprendre. Mais la seule façon d'avancer dans l'Univers, c'est à tâtons (qqch que tu sembles avoir une peur monstre de) en y allant étape par étape, pour comprendre cet Univers. La vie ne s'est pas développée guidée vers l'humain; nous sommes le résultat d'un tel apprentissage, erratique et non-dirigée. Un simiesque a décidé de marcher un moment donné, et voilà que l'on arrive à qqch de singeux qui marche sur deux pattes (et qui n'est pas encore entièrement bien adatpé de toute façon, regarde les genoux des humains...)
À moins que tu penses que le poisson qui a sorti de l'eau il y a 540 millions d'années à Miguasha savait parfaitement qu'il devait sortir de l'eau; à ce moment-là abandonnons tout de suite, tout est pipé d'avance.
Ce poisson est d'ailleurs mon arrière-(Xje-sais-pas-combien)-grand-parent. Pas que je le traite de niaiseux, mais je ne pense pas qu'il savait grand chose de ce qu'il faisait la première fois qu'il est sorti de l'eau.
On ne sait rien. Socrate ne savait rien. On ne sait rien, on ne fait que tâter l'Univers, s'approchant du savoir, sans jamais y parvenir. Chacun de nos pas est un beau moment d'apprentissage, et chaque mouvement est une leçon de vie. Et en les accumulant, surtout sur les 540 millions d'années depuis mon ancêtre, tu peux en acquérir de la connaissance. Beaucoup, même à tâtons. Mais ce n'est pas random, chaque tâton raté a causé la mort; alors seuls ceux qui ont suivi le bon tâton vive pour en parler, et nous avons, en grande partie dans notre système nerveux entre autres, un excellent guide que nos ancêtres ont construit à tâtons.
La science n'a pas tort de faire comme elle fait, elle n'est pas le choix si elle veut tentre vers le savoir plutôt que vers la croyance. On peut croire n'importe quoi qui semble faire du sens après tout. Mais la science tente de se rapprocher du vrai savoir, en testant ses croyances à chaque pas, et se débarassant d'une croyance qui mène à une fausseté ou qui ne sert à rien pour expliquer... Ce que l'on va atteindre n'est peut-être pas la Vérité, mais on ne pourra pas le distinguer, parce qu'elle expliquera tout.
La Vérité est peut-être qu'après tout, un Univers a effectivement été créé par le Dieu des Juifs il y a un peu plus de 5000 ans... Mais on n'aurait rien, sinon la Bible, pour nous dire la vérité. Je préfère encore me fier à l'Univers.

2013年4月21日日曜日

Nous ne sommes pas le centre de l'Univers

ne-Aujudo : Comment ca se fait qu'on est pas le centre de l'univers je comprend pas. J'ai toujours voulu regarder mon nombril moi. (rires)

Daneydzaus : En fait, comme je l'ai dit, cette perspective inanthropocentrique est très dangereuse pour beaucoup d'humains.

Daneydzaus : C'est le désespoir suicidaire qui peut frapper à la porte pour ce monde-là. Ils se sentent tellement comme rien, que l'idée en vient à ce qu'ils sont rien. C'est pas comme ça qu'il faut le prendre (il faut le prendre comme on est rien en relation avec l'Univers, mais on est beaucoup en relation avec soi et avec les autres humains), mais plusieurs astrophysiciens, tombant trop en vertige, se donne la mort.


Mais cette subtilité, qui d'ailleurs est encore bien trop générale, est déjà difficile à comprendre.



(Mais je suis qqn, comme j'ai dit, qui se sent mieux dans cette perspective; pas tellement parce que JE suis rien, mais parce que finalement, les sociétés que je déteste autant ne sont pas grand chose non plus. :P)



ne-Aujudo : Imagine les états-unis pas centrés sur eux-mêmes: catastrophe! (rires)

 
Daneydzaus : Pour ce qui est des États-Unis, ils sont dans l'esprit d'un Empire qui domine actuellement le monde. Ils se croient le nombril du monde, mais ils ne sont qu'un mouvement dans la Danse, et il passera.

ne-Aujudo : C'est ridicule pareil, y'en a qui ont confondu Chechnya et Czech Republic. Comme pas au même endroit.

Puis du monde qui marque "Should we bomb Czech Republic in retaliation for what they did to us..." yay généralisation... makes me so mad. (Ça me frustre tellement.)

Mais bon, je généralise moi meme pour la population américaine. Je suis aussi pire.

Daneydzaus : C'est bien, au moins tu reconnais ton erreur. Et il y a des gens niaiseux partout.

2013年4月20日土曜日

Être bon et mauvais à la fois...

Est-ce qu'une chose peut être la meilleure chose et la pire chose en même temps?

Pourquoi pas? Et je crois bien que oui.

À chaque semaine, je passe tout près de la station de TGV de ma ville. Elle n'est pas encore en service, mais ça s'en vient dans deux ans.

Et avec mes yeux d'urbaniste, je vois le bonheur et le malheur en même. Pour Tokyo, c'est une manne : enfin une nouvelle région où il va être facile de placer des usines et, ultimement, des services de proximités, et ça va libérer la ville pour les hautes affaires. Pour Toyama, la ville et la région, et, à plus forte raison, Kurobe, ce n'est pas très loin de la catastrophe.

Ça ne veut pas dire que Toyama ou Kurobe va disparaître physiquement. Économiquement, quelque chose va se passer. Mais je ne crois pas que les gens soient conscients de ce qui va vraiment se passer. Hormis un musée grandeur nature d'une culture en voie de disparition, Toyama n'a strictement rien à offrir à Tokyo, sinon son territoire. Tokyo, elle, a tout à offrir à Toyama, sauf son territoire. En gros, Tokyo est la grande gagnante.

Toyama ne gagne rien au change. En fait, elle perd sa seule chance de demeurer le moindrement autonome. Ses meilleurs cerveaux vont, naturellement, se diriger vers Tokyo, là où il est possible d'influencer économie et politique. Ses meilleurs talents en feront tout autant. Pourquoi rester à Toyama quand il y a plus à faire à Tokyo? Ceux qui vont rester, ce sont ces travailleurs d'usine, les travailleurs des services de proximité pour ces premiers travailleurs, et les têtus qui vont rester à Toyama même s'il n'y a plus rien d'autre à faire.

Tokyo y gagne au change : puisque Toyama, Kanazawa et toute la région de Hokuriku devient soudainement beaucoup plus accessible, cette région va maintenant faire partie de la banlieue de Tokyo. Pas littéralement, évidemment : 2 heures ou 3 heures, c'est encore trop long pour un déplacement quotidien, et le TGV est ridiculement cher de toute façon. Mais les grandes entreprises de la Capitale, elles, vont très certainement profiter de cette manne de personnel qui va vouloir venir à Tokyo prendre les décisions, et les autres qui veulent des emplois dans leur région.

Les gens de la région vont aussi tous y gagner. Les cerveaux et les talents vont simplement partir pour Tokyo. Ceux qui restent prendront les emplois qui viendront avec cette banlieusardisation industrielle.

Mais au bout du compte, je vois ça, et il y a une grande perdante. La culture de Hokuriku.

Elle était déjà moribonde; on le sens en voyant le centre-ville de Toyama. Le Shinkansen va simplement l'achever. Les éléments folkloriques qui restent ne seront plus que du folklore mort-vivant, spectacle pour les touristes de la Capitale, musée grandeur nature où pratiquement plus rien n'évoluera. On ne dansera plus pour fêter le pays de l'Etchuu; on va danser pour le Tokyoïte de passage, pour qu'il reste un peu plus longtemps, et la culture va se figer dans le temps, et puis finalement tout le monde va se Tokyoitiser à qui mieux-mieux.

Je suis à Kurobe, Toyama, Hokuriku depuis seulement 8 mois. Je suis encore un nouvel arrivant. Mais je me sens constamment triste à cause de tout ça. Je suis témoin des derniers jours de l'âme de la région, avant que la Gigapole en devenir ne prenne sa place.

Assister à la mort d'une culture n'est jamais plaisant...

2013年4月17日水曜日

Les enfants dans un carré de sable...

Yumismeša : La Terre est un immense carré de sable...
 
Evan ma-Yunkissu : Puis, il y a des enfants qui se lancent des roches...
 
Daneydzaus : Mais certains enfants, tranquiles, bâtissent des châteaux...
 
Evan ma-Yunkissu : Qui sont toujours menacés par ceux qui n'ont de cesse de lancer des roches aux autres...
 
Daneydzaus : Mais qui sont les lanceurs de roches et qui sont les bâtisseurs de châteaux, difficile à déterminer.
 
Evan ma-Yunkissu : Beaucoup de lanceurs de roches se posent en victimes....

Daneydzaus : Et beaucoup se posent aussi en bâtisseurs de châteaux.

Nyetoge : Et nous sommes tous ses enfants qui veulent plus ou moins partager nos ''jouets ''!

Daneydzaus : Partager? On en est encore très loin du stade où l'on peut dire que l'on partage ses "jouets". Au mieux, commence-t-on, tranquilement, à comprendre que ce partage facile la construction de châteaux. Mais nous n'en sommes encore qu'aux balbutiements et, bien franchement, on en est encore à vouloir retourner aux bonnes vieilles habitudes de C'EST MON JOUET!

Nyetoge : OUI ! et c'est malheureusement ce que nous avons besoin de casser le coeur de l'homme !

Daneydzaus : Casser? Est-ce que c'est en cassant le coeur de l'enfant qu'il partage son jouet? On va choquer l'enfant, certes, mais pas le casser. Et, avec les années ou, pour l'humanité, les siècles (mais le philosophe peut toujours espérer plus rapidement), il apprendra les bienfaits du partage pour lui-même et là, seulement, va-t-il se mettre à partager, toujours plus habilement, en paufinant, et en sachant que c'est de tout bord tout côté par un long travail de compréhension qu'on y arrive. L'humanité, avec ses sociétés, est encore pré-maternelle pour ce qui est du partage; on est encore loin de l'adulte qui a toute la finesse et l'harmonie pour rendre ça fluide et extrêmement profitable pour toutes les parties.